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Article La Dépêche


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Ce n'est pas le véritable TFC

Il faut remonter à la dernière journée de la tumultueuse et sulfureuse saison 2000-2001 pour trouver la dernière grosse « claque » prise par le TFC, loin de ses bases. C'était à Bastia, en mai 2001, quelques jours avant que le club toulousain ne fasse naufrage, et on avait eu la très nette impression, à l'époque, que ce match était celui de trop

Entre le 1-5 d'il y a quatre ans et le 0-4 de samedi soir, il y a un monde. Ou un phénomène, Juninho, qui termine ce match avant même qu'il ne soit commencé (« nous avions disputé notre plus mauvais match de la saison à Bastia, il fallait gagner à tout prix »), une équipe qui court, qui court, qui impose sa puissance et exploite la moindre faille (passe en retrait d'Emana, relance de Revault), la moindre faute (celles de Taider, Revault et Emana).

Lyon a mis sa grosse patte sur la Ligue 1, et on doute (même si la vérité n'existe pas en football) qu'un autre prétendant puisse venir les chatouiller, même s'il est évident que Monaco et Marseille n'en ont pas fini avec le championnat.

Toulouse s'est donc retrouvé au mauvais moment pour la troisième fois consécutive en dix jours, et la belle cavalerie téféciste n'y a pas résisté. Entre le match de la dernière chance pour Ajaccio, celui du rachat pour l'OM et un besoin de mettre les choses au point pour Lyon, les Himalaya de cette décevante décade étaient un peu trop hauts pour le Tef.

Mais ce n'est pas en jouant des matches faciles que l'on risque de progresser, d'avancer. La troupe toulousaine est jeune, elle a des lacunes que seul le temps effacera, elle a besoin de ses leaders, plus expérimentés, mais le tandem Dalmat-Moreira, notamment, ne peut être au top sur un simple claquement de doigts, parce qu'il sort à peine de l'infirmerie.

Il n'y a pas d'autre réponse que le travail, au quotidien. Et la volonté d'en appeler du sort, contraire. « Si elle joue à son rythme, ce sera extrêmement difficile », avait prévenu, vendredi, Érick Mombaerts. Non seulement Lyon a joué comme elle sait faire, mais les Toulousains ont creusé leur propre tombe.

C'est, à l'évidence, trop caricatural pour une formation toulousaine qui a l'habitude de rebondir. Ce qui lui sera d'autant plus facile que Lyon vient dimanche au Stadium. Or, un match ne ressemble jamais à un autre

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LIGUE 1. IL EST UN MAÎTRE INÉGALÉ DANS L'ART DU COUP-FRANC. ALORS QU'IL SAIT AUSSI MARQUER DANS LE JEU.

Juninho, c'est trop

Depuis son arrivée à Lyon au début de la saison 2000-2001, Antonio Augusto Ribeiro Reis, plus connu sous le nom de Juninho Pernambucano, a déjà inscrit 37 buts en trois saisons et demi.

À 30 ans (depuis la semaine dernière), l'ancien milieu et idole de Vasco de Gama ne fait pas mystère d'être titulaire dans le onze brésilien qui disputera la Coupe du monde en 2006. Il s'est ainsi envolé hier pour Hong-Kong, où la « seleccao » affronte, mercredi, la Chine. La conscience tranquille puisqu'il a offert deux coups-francs magistraux à son club, où il est en train de négocier une prolongation de contrat, avant de rentrer au pays en 2008.

Il faut dire que cette rencontre amicale aurait pu nuire aux intérêts des clubs qui emploient les stars brésiliennes. Mais Juninho est suspendu dimanche prochain en coupe de France, et il tenait à compenser son absence par un moyen ou un autre.

Petite question, à laquelle nous n'avons que des éléments de réponse : qui, en Europe, peut faire mieux que Juninho aux coups-francs ? Beckham à Manchester (il ne les tire pas en équipe nationale), Ronaldinho à Barcelone, Roberto Carlos au Real ? Soit dit en passant, on comprend les sueurs de Kahn, le gardien allemand, quand il a vu s'approcher du ballon les trois Brésiliens il y a quelques mois.

Ce qu'a trouvé Juninho pour excuser son absence cette semaine a empêché Christophe Revault de dormir samedi soir. Le Brésilien a inscrit ses huitième et neuvième buts de la saison (c'est le meilleur buteur de l'OL) d'une façon absolument magistrale, et il se trouve que ce doublé porte son total, cette saison, à cinq coups-francs, plus trois penalties et, tout de même, un but dans le jeu.

Le plus drôle dans la statistique le concernant, c'est que Juninho a bel et bien inscrit plus de la moitié de sa quarantaine de buts dans le jeu et non au moyen de ce satané pied à tête chercheuse

Mais il a tout de même expliqué à nos confrères du Progrès de Lyon que son premier coup-franc, obtenu d'entrée, lui avait donné l'envie de prendre un risque : « j'ai frappé fort car c'était le début du match, il restait beaucoup de temps pour faire la différence. J'ai marqué mon plus beau but de la saison ».

La frappe peut rester dans les vidéos. Lourde et puissante, à l'opposé de ce qu'on lui connaît, ces frappes enroulées qui semblent flotter au loin, si loin du gardien adverse.

Revault, surpris par la frappe, n'était pas ou bout de ses surprises. À la demi-heure de jeu, il a boxé un autre coup-franc de Juninho et, près cinq minutes de jeu en deuxième période, il s'est payé un uf sur le crâne en heurtant violemment son poteau droit. Malgré sa détente, Revault n'a fait qu'effleurer le tir en finesse du Brésilien et son « collègue » Grégory Coupet a essayé de le consoler en lui rapportant qu'il ne tentait même plus, à l'entraînement, d'arrêter les frappes ciselées de son coéquipier

Que dire d'autre ? Que la suspension de Juninho dimanche prochain n'est pas forcément une bonne nouvelle.

Toujours selon Coupet, Juninho (qui avait déjà rendu fou Cool, le gardien d'Auxerre, il y a deux ou trois saisons, en lui faisant avaler trois coups-francs) n'est pourtant pas le meilleur dans l'exercice des coups de pied arrêtés ! Deux jeunes issus de la pépinière lyonnaise, Bryan Bergougnoux et Jérémy Clément, sont plus performants et encore plus précis que lui. Il ne reste plus qu'à espérer que le stress du seizième de finale les fasse vaciller au moment d'une éventuelle sentence à exécuter

Patrick Boudreault

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