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Mythes en poésie et prose mystique


shamanik

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La Vie, créant et détruisant, dans sa furie de vie, n'a de cesse de se prendre au défi et de risquer sa vie.

À trop être vivante, elle s'insenbilise, et cherche une tangente pour mieux se sentir vivre.

Elle ne sait pas elle même d'où elle vient, ne connait pas ses origines, tout était déjà là et elle se sentait seule.

Elle donc créé, détruit, recommencé, créé, détruit, dans une boucle sans fin.

Nombre de ses créations, pour elle ne sont qu'insectes, très peu de gratifications... Et beaucoup plus d'emmerdes...

Et elle s'emmerdait tant... Qu'elle a tenté l'absurde...

Encourageant le mal, lui donnant tout pouvoir, jusqu'à risquer la mort, de sa propre essence... Tuée par cette engeance...

Et comme à chaque fois... Qu'elle était trop excessive... Elle appela le seul... Qui avait grâce à ses yeux... Pour lui sauver les miches...

Elle voulait faire subir... À toute sa création... Un test des plus cruels... Les éduquer à la dure... Presser le fruit honni... Jusqu'à en tirer le suc... Qu'il ne reste que le nectar.... Issu de cette épreuve...

Car sans certain périls, l'âme est bien paresseuse, et se laisse mourir avant d'avoir pu vivre...

Placée dans la tourmente, elle doit garder le cap, voguer dans la tempête jusqu'au calme du lac...

Et celui qui danse la vie, porte dans toutes ses mains... tout ce qu'il peut vers le rivage...

Il arrondit les angles de l'inflexible Vie, et fait bien de son mieux malgré l'affreuse donne et le pouvoir donné à cette bête immonde...

La suite est à écrire, bien que déjà vécue, c'est le paradoxe du temps s'écoulant différemment...

 

PS : un peu d'indulgence pour ce premier jet non travaillé :ninja:

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Tu t'es donné un minimum de cadre formel ou pas du tout ? En terme de versification , on dirait à première vue avec le retour systèmatique à la ligne , mais en même temps il n'y a aucune forme de cadre ensuite dans chaque vers isolé, donc on tend plus vers une forme totalement libre.

Ce qui est un style poétique par ailleurs, mais dans ce cas là touta repose sur le travail du sens , et même là j'avoue que c'est assez obscur...la vie est personnifiée, presque humanisée (puisque "mortelle") mais en même temps déifiée (puisque créatrice et destructrice), tu propose aussi des ruptures de registre assez inattendues qui font qu'on ne sais pas clairement qui est qui en terme de narration, et qui font aussi sauter l'aspect "mystique"...

Bref , c'est assez curieux et bordélique dans la forme , et plutôt irrégulier dans le propos , ce qui fait qu'on a beaucoup de mal a saisir le fond , donc j'aurais du mal a qualifier ça de poétique... mythique et mystique a la rigueur, et encore tu n'es pas toujours dans le bon registre .

Edited by Asha31
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Alors comme précisé, c'est pas du tout travaillé. La poésie n'est pas mon style à la base mais si j'avais voulu te faire un truc en alexandrin avec des vers croisés, brisés ou même rapportés, je l'aurais fait. C'est juste que ça m'aurait pris plus de temps. Tandis que le texte ci-dessus ne m'a même pas pris cinq minutes et ce depuis mon téléphone. J'ai évidemment privilégié l'inspiration.

Et si tu t'en réfères au titre du topic, je l'ai fait exprès, ce qui annonce déjà que le paradoxe est au cœur de ma production (vie/mort - prose/vers - mythologie/mysticisme).

Je déteste avoir à expliquer un texte mais puisque tu m'abordes par le versant analytique, sache qu'au niveau de la mythologie, il est ici question de deux des principales divinités de l'hindouisme et du shivaisme : Kali et Shiva.

Et ce paradoxe entre la vie et la mort est dû à la personnification de ces divinités là. Et si l'on poursuit dans l'exégèse, elles sont à la fois éternelles et mortelles car elles peuvent se manifester sous forme humaine par l'entreprise d'un (ou plusieurs) corps physique(s) appelé (s) Kâ(s).

Quand on étudie l'histoire et la mythologie, la culture hindou est une des plus fascinantes. Tout d'abord, le sanskrit étant la langue la plus ancienne connue à ce jour. Et ensuite, dans les Upanishads et le Veda, nous trouvons des textes se rapportant aux plus anciennes périodes terrestres recensées dans notre époque moderne.

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Ils se croient civilisation dominante,

Être du ciel l'étoile la plus brillante !

Sans vergogne, en oublient le passé,

Jugeant leurs prédécesseurs dépassés.

 

La chose est tellement cocasse,

La cause : manipulation de masse.

 

Comment oser penser celà,

Sans se mettre dans l'embarras ?

De la vérité crue, 

Avec la juste vue !

 

Ils ont atrophié leur corps et leur esprit.

Appauvrit leur conscience,

Bouffis d'orgueil, de paresse et d'envie.

Signes de leur déchéance.

 

Ne savent plus compter,

Ni même se repérer,

Effectuer un trajet,

Rêver, imaginer...

Sans l'aide de machines.

 

Ils appellent ça le progrès.

L'orthographe est corrigé,

Les tâches automatisées,

Le corps et l'esprit, piègés.

Merci le progrès et les machines.

 

Ils se croient le fleuron de l'évolution,

Ils noient terres et mers de vile pollution,

Foncent dans le mur, ces gais lurons,

À toute allure en chantant des chansons.

 

Hélas, ils n'évoluent point, erreur fatale

Ils involuent plutôt, plus bas que l'animal.

 

Quand je pense à certains qui n'ont eu de cesse le dépassement de soi. Qui génération après génération ont fortifié leurs corps. Courent des marathons, plus vite que quiconque. Quand je pense à certains, qui générations après générations ont fortifié leurs esprits. Jusqu'à les faire s'aligner sur une réalité quantique. N'ont pas besoin de machines pour voyager en corps et en esprit. Quand je pense à certains, qui n'ont pas vu un écran de leur vie. Qui ont toujours été acteurs de leur imagination. Et non spectateurs qui se font sucer leur influx nerveux par des ondes bleues. Et qui arrivent à projeter leur pensée créatrice pour faire naître des mythes devenant trames de vie...

 

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Je viens du futur, 

J'ai vu le fou et les tours

Je viens du turfu,

J'ai vu les tours et le fou.

 

Je suis le mat et je parcours le temps

J'ai vu les échecs et j'en fait le bilan.

Je viens relater tout ce qui vous attend,

Et je suis pressé par le souffle du vent.

 

Allez-y faites fondre les glaciers,

Je suis sérieux, mettez-y le feu.

On peut que glisser sur la banquise.

Pas facile de marcher sans aucune prise.

 

Allez-y, regardez sous l'eau,

La face immergée des icebergs.

Les pauvres, que vous disiez idiots,

Vous montre autre chose en exergue.

 

Putain c'est fou le temps que ça prend,

Les efforts herculéens, amener le regard

Où ça tend, tourner les pales du moulin,

Semer le grain dans le vent. Hagards,

Du matin au soir. Toucher du gant

La banquise, la glace brûlante en chemin

 

On s'échine à le faire fondre,

Pour que remontent à la surface

Toutes les lumières et les ombres,

D'une nouvelle onde sur la glace.

 

Je viens du futur

J'ai vu la kommandantur

Je viens du turfu,

Je suis empêtré dans la glu.

 

Cet iceberg, je vous le dis c'est la clef,

On galère, on l'érode pour vous montrer,

Ce qu'il y a en dessous 

Ce qu'il y a en dessous

Des schémas de vos pensées

Des habitudes ronronnantes

De la même chose douce et chiante

Ce qu'il y a en dessous

Ce qu'il y a en dessous

Des choses toutes prêtes à gober

Du prêt mâcher à penser...

Ce qu'il y a en dessous

Ce qu'il y a en dessous...

 

Je viens du futur

J'ai vu la terre brûlée calcinée

Je viens du turfu

J'ai plus que mes yeux pour pleurer

 

 

 

Edited by shamanik
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Peu importe le thème, montrez-moi ce que vous êtes capables de sortir en 5-10 minutes sans retravailler le texte pour voir. Et en plus, j'écris depuis mon téléphone.

Il y a 3 heures, Big_Broulouris a dit :

Ca me fait vaguement penser à Solaar pleure ou à du Mat Mattah.

Par contre,"du prêt macher à penser", je suis pas vraiment sur. Ce serait pas du pré-maché plutot ? 

Solaar pleure c'est flatteur car c'est très bien écrit. Moi c'est du vite fait là. Après je comprend parce que mon dernier texte est musical, je l'ai écrit comme une chanson voire comme un rap avec un flow qui coulait dans ma tête. Matmatah euh ? Je vois pas trop pourquoi.

Edited by shamanik
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il y a 3 minutes, shamanik a dit :

Peu importe le thème, montrez-moi ce que vous êtes capables de sortir en 5-10 minutes sans retravailler le texte pour voir. Et en plus, j'écris depuis mon téléphone.

Solaar pleure c'est flatteur car c'est très bien écrit. Moi c'est du vite fait là. Après je comprend parce que mon dernier texte est musical, je l'ai écrit comme une chanson voire comme un rap avec un flow qui coulait dans ma tête. Matmatah euh ? Je vois pas trop pourquoi.

Quasi el silencio,  ça te parle pas ?

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il y a une heure, Planino a dit :

Ce matin, je suis fatigué

Et en plus je pue des pieds

J'aurais peut-être du me laver

Mais vu qu'on est confinés

J'en avais rien à branler

 

:ninaj:

 

Bon ba voilà, là par exemple, c'est formellement beaucoup plus intéressant. Très joli allitération en P au second vers. Et c'est beaucoup plus clair sur le fond.

:ninaj:

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  • 3 weeks later...
Le 19/11/2020 à 20:21, shamanik a dit :

Je te ferai une petite nouvelle SF rien que pour toi à l'occase ;)

Ça fait deux semaines que j'ai eu une idée mais je me suis pas encore collé à l'écriture. Ça sera en quatre parties. Je me demande si j'envoie tout d'un coup ou partie par partie.

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