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Larmes et rires à Toulouse


Raphro

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c'est sur, cet article va faire réagir. Meme si je le trouve gonflé sur certains points ("Comme souvent, les joueurs au maillot violet placent la barre de coupe et les tacles assez haut."), j'y ai aussi appris certaines choses (milliardaire rouge). Donc intéressant!

Bonne lecture avant le match de ce soir.

Larmes et rires à Toulouse

(Histoires du FC Nantes, le 21 janvier 2005)

Olivier Monterrubio héros du TFC / FCNA de 1998. Lhistoire des matches Toulouse Nantes nest pas pavé de grandes émotions. La faute en incombe essentiellement au Téfécé qui avait écrit sa plus belle page de gloire, une magistrale victoire 6-3 contre Angers en finale de la Coupe de France, avant même que le FCN soit parvenu à pointer son museau jaune en D1. Cétait en 1957. Quand, six ans plus tard, léquipe de José Arribas accéda enfin parmi lélite, Toulouse entamait une longue hibernation. Il fusionna dabord avec le Red Star. Oui, oui, le club de Saint-Ouen, banlieue nord de Paris. Un tel mariage ne peut éclore que dans lesprit de dirigeants stupides. Ou cupides. Mais lépoque était à ce genre dalliances contre nature et celle-ci sexplique par le fait que le TFC était alors dirigé par Jean Doumeng, alias « le milliardaire rouge ».

(© 2004) FCNantes.com (http://www.fcnantes.com/articles/050121NosHeros.php)

Jean Doumeng « le milliardaire rouge »

Pourquoi rouge ? Parce quil était communiste et devait lessentiel de sa fortune au commerce quil effectuait avec les pays placés sous la botte soviétique. Une sorte dAbramovitch au pays du cassoulet. Saint-Ouen, de son côté, était administré, comme bon nombre de villes de la couronne parisienne, par une municipalité communiste. La suite est facile à deviner. On veut dire que cette extravagante union, sur fond de fric et de politique, se solda par un échec aussi total que prévisible qui laissa le football toulousain au tapis.

Le TFC à son apogée face à Maradonna.

Le Téfécé plongea en 1967, il lui fallut 15 ans pour retrouver la lumière et revenir en Division 1. Il vécut alors quelques belles saisons, notamment quand il élimina le Naples de Maradona de la Coupe de lUEFA (1986), il termina même le championnat à la 3è place en 1987. Cétait encourageant. Autant dire que la suite a été plutôt décevante, avec quelques détours par la D2 et même le National, en 2001, année où les mésaventures financières se conjuguèrent avec les déboires sportifs.

Tout au long de ces saisons, Toulouse na pas été une terre maudite pour Nantes, loin sen faut, les confrontations ont souvent été équilibrées et cest pourquoi on en retiendra deux qui ont engendré des sentiments diamétralement opposés. Lune malheureuse, car synonyme de défaite et de deuil, une autre plus rieuse puisquelle se solda par une victoire dans laquelle avaient pris une part prépondérante deux quasi-régionaux de létape, Olivier Monterrubio et Eric Carrière.

Le drame de Loko

Commençons par le plus triste de ces deux rendez-vous, il nous emmène en décembre 1992. La dream team nantaise, celle qui va conquérir le titre deux ans et demi plus tard, signe ses premiers exploits. A lagonie six mois plus tôt, le FCN est devenu le FCNA et il a été obligé de faire massivement confiance à ses jeunes. Les NDoram, Pedros, Ouédec, Loko, Ferri, Karembeu, ravis de laubaine, ont empoigné leurs chances à bras le corps, sans se poser la moindre question. Ils font flamme de tout bois. Ils attaquent, ils gagnent, ils enchantent. Le 12 décembre 1992, dans une Beaujoire pleine jusquaux cintres et dans une ambiance survoltée, ils ont accueilli et battu Paris. 1-0, pénalty de Nicolas Ouédec. Grâce à ce succès, ils ont pris la tête du championnat, exaequo avec Auxerre et Monaco. La fatigue pourtant commence à se faire sentir et durant la semaine qui sépare cette victoire sur le PSG du déplacement à Toulouse le drame frappe à la porte de Patrice Loko. Il perd son jeune fils. Il neffectue donc pas le voyage. Ses coéquipiers forment un cercle de tristesse, juste avant le coup denvoi, tandis que ségrène une minute de silence froide comme la glace. Les visages se figent, quelques larmes coulent. Les Nantais nont pas le temps de se remettre de leur désarroi. A la 2è minute, sur un ballon mal repoussé par Karembeu, Bancarel surprend une défense statique et il fusille Marraud à bout portant. 1-0. Quelques instants plus tard, le Tchèque Nemeck frappe une deuxième fois (6è minute). Cest fini. Les Canaris, sans jambes, la tête ailleurs, ne reviennent pas dans le match. En outre, les Toulousains ne lésinent pas sur les moyens, confondant sans trop de discernement le ballon et les chevilles . Larbitre, Rémy Harrel, laisse plus ou moins faire. Claude Makélélé essaie de se rebeller. Il fauche un adversaire. La sanction, cette fois, tombe immédiatement : carton rouge. Nantes finit donc à 10 et perd 2-0. Juste avant la trêve. Il aura du mal durant la seconde partie de la saison à retrouver son bel allant de lautomne et il achèvera le championnat à la 5è place.

Ce soir là, Jean-Claude Suaudeau avait aligné léquipe suivante :

Marraud Karembeu, Guyot, Vulic, Le Dizet Ferri (puis Debotté, 51è), Makélélé, NDoram, Pedros Lima, Ouedéc (puis Ziani, 74è)

La démonstration de Monterrubio

Transportons nous maintenant six ans plus tard. Pour des rires. Nous sommes le 11 septembre 1998, le championnat en est à sa 5è journée, Nantes occupe le 10è rang, Toulouse est 14è. Comme souvent, les joueurs au maillot violet placent la barre de coupe et les tacles assez haut. Ils effectuent aussi un départ sur les chapeaux de roue qui leur permet douvrir le score dès la 4è minute. Mais Nantes réagit. Et, surtout, il joue beaucoup mieux. Lattaque est composé dun duo Alioune Touré Da Rocha. Carrière et Monterrubio évoluent en offensifs sur les côtés et Nicolas Savinaud a hérité pratiquement du rôle de meneur de jeu. A loccasion , il va prêter main-forte à Christophe Leroux pour contenir les rares assauts adverses. Car ce sont les Canaris qui dominent avec notamment un Olivier Monterrubio étincelant. Une partie de sa famille, venue en voisine, a pris place dans les tribunes du Stadium et elle apprécie chacune de ses envolées qui font tourner en bourrique larrière droit toulousain Paviot. Juste avant la pause, servi par Le Roux, le feu follet nantais qui a déjà failli faire mouche à deux reprises place enfin le ballon hors de portée de Richert. Un partout !

A la mi-temps, lambiance dans le vestiaire toulousain est du genre orageux. Guy Lacombe, qui ne va dailleurs pas tarder à se faire virer, signifie à Paviot quil la assez vu pour la soirée. Il le remplace par Préget. Ce dernier effectue son entrée en défense centrale et cest Cobos qui est chargé de neutraliser Monterrubio. Autant vouloir stopper le lait qui a commencé à déborder sur le feu. La partie a repris depuis deux minutes quOlivier décoche un shoot qui surprend Richert. 2-1 ! Les Toulousains parviennent certes à égaliser un peu plus tard (73è minute, but dIpoua) mais la réplique nantaise est immédiate : un tir de Touré, légèrement contré par le Toulousain Laurent Guyot, surprend une nouvelle fois Richert. Nantes simpose ainsi 3-2. Monterrubio, le grand bonhomme du match, est aux anges. Raynald Denoueix apprécie lui aussi la situation. « Nous étions loin de nous attendre à gagner, confie-t-il. Il nempêche : nous étions quand même venus pour ça. Cest une grosse satisfaction de voir comment les jeunes ont su réagir après avoir encaissé rapidement un but. Ils ne se sont désunis ni dans leurs têtes, ni dans leur football.»

Nantes avait gagné avec léquipe suivante :

Landreau Chanelet, Delhommeau, Fabbri, Olembé Le Roux Carrière, Savinaud, Monterrubio A. Touré (puis Deroff, 90è), Da Rocha.

A la fin de la saison le FCNA termina 7è et le Téfécé 18è et dernier.

B.V. , le 21 janvier 2005.

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Ouah, ce chauvinisme :girlpowaaa:

J'ai jamais vu un tel torchon ... Franchement on peut écrire des choses et bien d'une équipe mais à ce point ! Et nous faire passer pour des bouchers, bof :ramon-drapeau1:

Ils jouent la carte de la peur du communisme aussi, ça me rappelle des politiques peu recommandables.

Mais je me détourne du sujet abordé: le football, Nantes et sa "Dream Team" de 92 Pedros, Ouédec, Loko, Karembeu. Excusez du peu.

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Et oui comme Marseilles,là bas on vit dans le passé,nous ici on essaie d'en ecrire un ,on vie le present et le match de ce soir si on le gagne nous feras regarder vers l'avant et non vers l'arriere ou on à pas faiut grand chose,aors j'espere que ces année a venir nous ecrirons le plus beau palmares du TFC,comme Lyon est en train de le faire. :ramon-drapeau1:

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Moi je ne dis rien au sujet de cet article. J'attends de voir le résultat final de ce soir et après je vais leur rendre une petite visite sur leur forum comme je l'avais fait le lendemain de la victoire du TEF à Strasbourg. Et là ça calme......

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