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article de l'Equipe de ce matin


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FOOTBALL

LIGUE 1 (3e journée)

TOULOUSE - PARIS-SG

Dalmat : la vie en rose ?

Le néo-Toulousain est revenu en France pour oublier une année noire à Tottenham et tenter de se relancer.

TOULOUSE

de notre envoyé spécial

UN GÂCHIS. Le mot est de Stéphane Dalmat quand on reprend avec lui litinéraire dune carrière partie sur de très hautes bases et qui, cinq ans après, semble revenue à sa case départ. Pas tout à fait quand même puisque, même si Châteauroux disputera cette saison la Coupe de lUEFA, cest à Toulouse que cet ancien grand espoir du football national a décidé de prendre un nouveau départ. On peut sen étonner et il le conçoit : « Au début, quand on ma parlé de Toulouse, jai répondu que ça ne mintéressait pas. » Il aurait, de loin, préféré que Lens sintéresse à lui, en souvenir de 1998-1999 « la plus belle saison que jaie passée en France » et de la Coupe de la Ligue, son seul titre à ce jour.

Mais il y a une forte trace de Sang et Or dans sa décision finale de rejoindre la Ville Rose. « Daniel Moreira ma appelé pour mannoncer quil avait signé à Toulouse et pour me conseiller de ly rejoindre. Ça ma fait réfléchir. » Moreira et Dalmat nont en effet jamais rompu le fil dune complicité sur, et hors, le terrain, malgré lemprunt de routes différentes. Le premier est resté fidèle au Pas-de-Calais jusquà cet été, le second a roulé sa bosse. Après Lens, il a joué à Marseille (1999-2000) avant de faire partie du triple transfert à sensation vers le Paris-SG : Anelka-Luccin-Dalmat, le trio qui devait donner un look « branché banlieue » au PSG, selon la stratégie de communication de Canal+.

Au grand dam de Philippe Bergeroo, entraîneur contraint et forcé. « Nous savions quil ne voulait pas de nous, mais nous savions, aussi, quil ne finirait pas la saison », confesse Dalmat qui nallait pas, lui non plus, séterniser dans la capitale. « Je regrette surtout dêtre parti en laissant une mauvaise image », en dix-neuf matches de Championnat et un but. En janvier 2001, il part pour lInter Milan et découvre la Serie A italienne. « Cétait un gros risque avec tous les grands joueurs quil y a là-bas, mais jaime les risques. » Ses deux premières saisons à lInter ne se passent pas trop mal, mais la troisième, perturbée par une blessure, le pousse à aller voir ailleurs. « Quand jai vu arriver toutes les recrues, jai eu peur de ne plus jouer, jai demandé à être prêté ; jai eu tort »

Malgré les deux imposants tatouages qui ornent ses bras musclés, cest sa dernière saison à Tottenham quil a à fleur de peau. « Jai été mal accueilli, je me suis mal adapté, il y avait des clans dans léquipe » Un indice qui en dit long : « Je nai pas appris langlais ; à Londres, je parlais français ou italien » Il rompt son contrat à lamiable avec les Spurs en avril et termine la saison en sentraînant avec Châteauroux pour se ressourcer. En prenant la décision de se relancer en France. « Je suis encore sous contrat avec lInter pour deux ans et Mancini, le nouvel entraîneur, me voulait quand il entraînait la Lazio. Jaurais pu retourner à Milan, mais jai préféré être prêté à Toulouse »

« À vingt-cinq ans,

je peux encore

voir devant moi »

Ce prêt, avec option dachat en fin de saison, il ne le vit pas comme une étape de plus. Plus maintenant. « Pour moi, ce nest pas une régression même si lInter est un grand club dEurope et si Toulouse naspire quà devenir un grand club de France... Je suis encore jeune et javais besoin de travailler dans un environnement sain avec des gens sains. » Sur ce plan-là, il nest pas déçu. Les jeunes du Téfécé lont accueilli avec leur enthousiasme et leur désir dapprendre : « Il y a un bon groupe avec une énorme marge de progression. » Malgré un excellent départ collectif (un nul, une victoire) et individuel (un but et une passe décisive), Stéphane Dalmat ne veut pas senflammer : « Ici, vu ce que le club vient de vivre, cest impossible. Nous navons pas une équipe pour jouer, cette année, le haut du tableau, mais nous avons les moyens de vivre une bonne saison et de finir autour de la dixième place »

Du Paris-SG, quil va retrouver ce soir au Stadium, il na pas grand-chose à dire : « De mon époque, il ne reste que Bernard Mendy et Lionel Letizi. Je ne suis pas resté longtemps à Paris et je nai vraiment pas la sensation que je vais jouer contre mon ancien club. Ce nest pas comme si on affrontait lInter. Et je naurai même pas les émotions que jai eues avant le premier match, ici, face à Lens (0-0) » Il répète simplement son regret davoir laissé « une mauvaise image » dans la capitale. Et son désir de laméliorer : « À vingt-cinq ans, je peux encore voir devant moi et, pourquoi pas, léquipe de France. Mais je ny pense pas encore ; cela viendra si ça doit venir, si je trouve à Toulouse ce que je suis venu y chercher »

CHRISTIAN JAURENA

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