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interview de REVAULT!


nawak31

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Revault : "On est en train de grandir"

Toulouse et l'OM s'affrontent au Stadium pour la 5e place, samedi, lors de la 24e journée de L1. Christophe Revault rappelle toutefois que le TFC est pour l'instant au-dessus de ses objectifs et refuse de s'enflammer. Il préfère retenir l'évolution du club et l'éclosion des jeunes comme Psaume.

Christophe Revault parle de Toulouse

CHRISTOPHE REVAULT, après dix matches sans défaite, le revers à Ajaccio (1-0) constitue-t-il un coup d'arrêt ?

C.R. : La série s'arrête, ça c'est sûr. Maintenant, je ne pense pas que ce soit un coup d'arrêt dans notre ascension. Du moins, je ne l'espère pas. On savait très bien que l'on ne gagnerait pas tous nos matches jusqu'à la fin de la saison mais, ce qui nous embête, c'est la façon avec laquelle ça s'est passé. Mentalement, je ne suis pas sûr qu'on ait mis toutes les chances de notre côté.

Et vous avez manqué une première occasion de revenir sur Marseille à la 5e place...

C.R. : Oh, on ne faisait pas vraiment attention à ça. On regarde plus le nombre de points qui nous sépare des poursuivants et de ceux qui sont tout en bas plutôt que ce qui se passe devant. Mathématiquement, c'est vrai que c'était faisable de revenir sur eux mais ça n'est pas du tout une priorité pour l'instant. Ce serait mentir de dire qu'on ne regarde pas du tout vers le haut mais, après la défaite, mon premier sentiment n'a pas été de me dire : "Mince, on aurait pu revenir sur Marseille". C'était plutôt de regarder tout de suite les résultats des poursuivants.

Ce sera peut-être pour samedi. C'est une motivation supplémentaire ?

C.R. : Non. Je crois qu'il n'y a pas besoin de motivation supplémentaire quand on joue l'OM. On va jouer dans un stade plein. C'est vrai que, si on gagne, on est à égalité avec eux. Ce serait la cerise sur le gâteau mais le principal est de prendre des points et d'arriver le plus vite possible à 41-42 points. Après, on jouera vraiment libérés et avec peut-être d'autres objectifs.

Que reste-il du match aller au Vélodrome (1-0) ?

C.R. : Beaucoup de frustration parce qu'on avait sûrement fait notre meilleur match de la saison. Mais on était tombé sur un grand Fabien Barthez ce jour-là qui avait tout arrêté. Eux, ils avaient trois ou quatre occasions et ils en avaient mis une au fond. Donc il y a eu beaucoup de frustration parce que, si on avait gagné à Marseille, on serait sans doute à leur place aujourd'hui.

Depuis, l'OM a beaucoup changé. Que penses-tu de cette équipe ?

C.R. : Ils sont sur la bonne voie. Même s'ils ont perdu chez eux face à Sochaux (2-0), on voit qu'ils sont vraiment costauds à l'extérieur. C'est là qu'on voit que c'est une grosse équipe parce qu'ils comptabilisent trois victoires et un nul sur leurs quatre derniers déplacements. C'est à ça qu'on reconnaît les groupes solides.

Le TFC est aujourd'hui 6e. Ce classement est-il à la hauteur des ambitions affichées en début de saison ?

C.R. : On est même au-dessus ! On est au-dessus pour l'instant mais c'est à la fin de saison qu'on le saura vraiment. Pour l'instant on est au-dessus mais il reste encore un paquet de matches et donc on peut encore se retrouver en-dessous de nos objectifs en fin de saison. Ce serait dommage.

On vous a même placé dans le groupe des poursuivants derrière Lyon. Vous n'y pensez pas ?

C.R. : Non, non... Pas du tout. On est derrière Lyon et je pense qu'on y restera encore longtemps. Il faut continuer à faire ce qu'on fait depuis le début de la saison. Il ne faut pas se prendre la tête avec les résultats obligatoires. Par rapport à la saison dernière, on a la chance d'être un plus à l'abri du maintien cette année. Si on prend du plaisir, on aura des résultats. Et si on a des résultats, ce sera une récompense.

Comment juges-tu l'évolution de Toulouse depuis le National ?

C.R. : L'évolution s'est fait comme le club l'avait promise. On ne pète pas plus haut que notre cul, comme on dit. On fait les choses petit à petit. Le club est en train de grandir mais avec des bases solides. Ça ne va pas trop vite. C'est pour ça qu'il ne faut pas s'enflammer sur les résultats qu'on a en ce moment. Si on les a encore en fin de saison, tant mieux. Mais sinon, ça ne sera pas une catastrophe. Le club continue de grandir à tous les niveaux, c'est ça qui est appréciable.

On a beaucoup parlé de votre recrutement en début de saison mais, si Toulouse est à cette place, c'est aussi grâce à ses jeunes...

C.R. : C'est vrai. Avec le groupe qui a construit ce club, on arrive aujourd'hui à avoir des résultats en Ligue 1. C'est intéressant. Ça prouve qu'on ne fait pas n'importe quoi et qu'il y a du bon travail de fait derrière au sein du club. On en n'est pas surpris parce que ça fait quatre ans qu'on bosse ensemble. On peut même s'apercevoir qu'il y a d'autres jeunes qui sont prêts à intégrer l'équipe au sein du centre de formation.

C'est une volonté du club de s'appuyer sur ses jeunes ?

C.R. : Une volonté qui est venue naturellement parce que, quand on s'est retrouvé en National, on n'a pas trop eu le choix. Le club a dû faire confiance à ses jeunes. En plus, il s'est avéré que, avec Erik Mombaerts qui est un formateur dans l'âme, on a trouvé la bonne formule. Après, le club a été réglo. Il a préféré récompenser ceux qui avaient aidé Toulouse à s'en sortir plutôt que d'aller voir ailleurs.

On parle d'ailleurs beaucoup de Benjamin Psaume. Il représente l'avenir du football français ?

C.R. : Complètement ! S'il continue à travailler comme il l'a fait pour en arriver là, il n'y aucune raison. Ensuite, ça va très vite. Avec le retour de Daniel (Moreira) et Stéphane (Dalmat), il aura certainement du temps de jeu en moins. Mais il faut qu'il continue dans cette voie là. Il est jeune et il est attaquant donc il est très exposé. S'il arrive à gérer toute la médiatisation qu'il y a autour de lui en ce moment, ça peut devenir un grand.

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