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La dépêche


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COUPE DE FRANCE. COMME L'AN DERNIER EN CHAMPIONNAT, UN PENALTY DONNE À LYON LA VICTOIRE.

Pas payé, le TFC

   

On plaint Grégory Coupet et Christophe Revault, condamnés au rôle de spectateur (attentif) de la première période, puisqu'ils n'ont eu, l'un et l'autre, qu'une intervention à faire. Sous un tel déluge (pluie et vent froids, insupportables), il faut aimer être gardien

Mais, quand Akpa-Akpro ajuste un centre de la droite sur lequel Moreira y va d'une tête puissante, Coupet démontre qu'il n'est pas pour rien le gardien des Bleus avant de passer le reste du temps à se taper dans les gants (15e). Et quand Revault se couche sur une frappe à ras de terre de Reveillère, lancé par Wiltord, et bien qu'il n'y ait pas péril en la demeure (29e), on sent bien que le capitaine toulousain s'affranchit d'une vigilance un peu lourde.

Bien sûr, Lyon a plutôt dominé cette première période, grâce à une meilleure relance et une vitesse d'exécution supérieures. Mais Toulouse lui a répondu, très présent dans les duels. Et le TFC n'a pas été réellement en danger, malgré une grosse activité de Malouda sur le flanc gauche, lequel Malouda avait d'ailleurs lancé cette rencontre en obligeant Revault à se détendre sur une frappe du droit (10e).

En fait, après avoir bien tenu tête au triple champion de France, le TFC s'offre une petite chaleur juste avant le repos, quand Aubey devance Nilmar et Wiltord sur un centre de Malouda (45e). Vu le temps qu'il faisait hier soir, ce n'était, peut-être, pas une si mauvaise idée que ça

Puisque la météo ne s'améliore pas, Coupet y va d'une nouvelle parade en deuxième période, cette fois sur une tête décroisée d'Akpa-Akpro bien servi par Dalmat dans le dos de la défense (61e). On retrouve bientôt Malouda pour un centre au deuxième poteau sur lequel Wiltord prend le temps de mettre sa tête à l'opposé, la détente de Revault ne suffisant pas sur cette action (65e). Encore une de ces frappes chirurgicales qui ont fait tant de dégâts dans le football français

SACRÉ COUPET

Le TFC va mettre un petit moment à s'en remettre. Le temps de changer deux joueurs, ce qui entraîne de profonds changements dans l'organisation toulousaine. Dont le passage de Dalmat sur l'aile gauche. C'est de cette zone, qu'il a longtemps fréquentée avant la trêve, que l'Interniste part, jusqu'à la surface, où sa frappe enroulée finit dans la lucarne gauche de Coupet. Du grand art, un but réellement magnifique (73e).

Mais la joie téféciste est de courte durée. Trois minutes plus tard, M. Ledentu se laisse abuser par un plongeon de Nilmar qui pousse un ballon de Malouda trop loin avant de se faire accrocher par Revault, curieusement averti sur le coup : s'il y a penalty, il y a carton rouge Penalty extrêmement discutable donc, que transforme Diarra (76e). Tout est à refaire pour les hommes de Mombaerts et c'est d'autant plus dangereux que les Lyonnais sont à l'affût du moindre espace.

Les Toulousains se battent. A la merci d'un coup de poignard, oui, mais qu'importe. Dans les arrêts de jeu, Dalmat dépose un corner sur la tête de Congré. Coupet s'envole, vient chercher le ballon sur sa ligne (90e+1). Quelques secondes plus tard, il manque quelques centimètres à Moreira pour couper une longue transversale d'Ebondo (90e+2). Cette fois, c'est fini, le TFC sort de la coupe. Mais il y aura cru jusqu'au bout.

Patrick Boudreault

TFC 1 - lyon 2

Mi-temps 0-0. 19629 spectateurs. Arbitrage de M. Ledentu assisté de MM. Castellani et Grenier. Temps additionnel: 3' (0'+3').

Pour Toulouse: Dalmat (73e).

Pour Lyon: Wiltord (65e), Diarra sur penalty (76e).

TFC: Revault (cap) - Ebondo, Dao, Aubey, Congré - Dieuze, Taider puis Cardy (79e) - Akpa-Akpro puis Suarez (72e), Dalmat, Giresse puis Emana (58e) - Moreira. Entr.: Erick Mombaerts.

Avertissements: Dalmat (64e, tacle en retard sur Reveillère), Revault (76e, contestation).

LYON: Coupet - Reveillère puis Diatta (70e), Cris, Essien, Abidal - M. Diarra (cap), J. Clément - Frau puis Bergougnoux (77e), Wiltord, Malouda - Nilmar puis Gomez (86e). Entr.: Paul Le Guen.

Avertissement: Cris (19e, charge irrégulière sur Moreira).

Deux poids, deux mesures, allez Albi!

Il ne faut pas contester la victoire de l'Olympique lyonnais, hier soir au Stadium. La plus belle équipe de France s'est créée assez d'occasions pour aller chercher sa qualification sur une pelouse battue par les vents glacés et l'eau glacée, et elle a en plus la chance d'avoir eu un Grégory Coupet des grands jours, qui est allé chercher deux têtes quand la seule lyonnaise, de Wiltord, a débloqué la rencontre.

On dira donc que le plus fort a gagné, que la logique a été respectée, etc., tout en décernant un hommage mérité aux Toulousains, qui se sont battus comme de beaux diables, qui ont eu le mérite de revenir au score sur un but d'école de Dalmat (le premier sur les cinq matches officiels joués ces deux dernières saisons tant à Gerland qu'au Stadium), ah, les coups de patte du Milanais valent à eux seuls le déplacement.

Mais il faudra, tout de même, que les arbitres, en l'occurrence MM. Viléo et Ledentu, accordent leurs violons Le 31 janvier 2004, pour le compte de la 22e journée de Ligue 1 sur cette même pelouse toulousaine, Coupet a crocheté Émana, lancé par Fernandao, de la même façon que Revault hier soir face à Nilmar. Et pratiquement au même endroit.

Mais il n'y a pas eu penalty, ni carton jaune contre Lyon et son gardien. Il serait d'ailleurs extrêmement intéressant de revoir les images, en parallèle, afin de se convaincre qu'on ne siffle pas tout à fait de la même façon suivant le lieu, l'heure, l'adversaire ou l'âge du capitaine Deux poids, deux mesures. Lesquels, répétons-le, n'enlèvent en rien sa valeur à Lyon, son mérite à Toulouse.

Pour le TFC, la coupe de France est terminée, sur cette quatrième défaite consécutive qui laisse un drôle de goût, sur ce cinquième match consécutif où la défense encaisse encore et ce, malgré la bonne rentrée de Dao, huit mois après. Il n'y aura donc pas de bis à Clermont-Ferrand, après l'élimination en coupe de la Ligue en novembre, juste treize rencontres de championnat, autant de rendez-vous où l'on aura l'occasion de vérifier les progrès des Toulousains et leur capacité à se maintenir dans le premier tiers du championnat.

La Ligue Midi-Pyrénées n'a donc plus qu'un lièvre en coupe de France, l'US Albi. C'est bien dans la tradition de l'épreuve, qui aime les petits (et qui aurait donc dû faire risette au Tef devant l'ogre), qui hésite sur ce tour entre les Tarnais et les Nîmois pour désigner ses héros.

On ne sait si les moustaches les plus célèbres du football tarnais, celles de Patrick Gougginsperg, sont menacées Mais l'emblématique entraîneur albigeois, né au football à l'US Albi, resté fidèle depuis le début de sa carrière au Tarn, n'a finalement pas à trembler avant d'accueillir Sochaux : il vient d'écrire la plus belle page de son club, et d'entrer dans la légende. Allez Albi !

P. B.

ILS ONT DIT

« Vraiment envie d'oublier Lyon »

Erick Mombaerts : « Forcément, il y a un peu de déception car ce match se joue à pas grand-chose. Par rapport à notre rencontre de la semaine dernière, nous avons bien rectifié le tir, que ce soit au niveau du comportement ou de la qualité du jeu. Mais cela n'a pas été suffisant pour l'emporter face à une solide formation lyonnaise. Nous avons beaucoup tenté, produit beaucoup d'efforts pour pousser Lyon dans ses retranchements. Mais en face, il y avait aussi un grand Coupet, il a été décisif. Il nous empêche d'ouvrir le score et il est encore là à la fin [] Le penalty ? Moi je vois Nilmar qui vient s'empaler sur le gardien, après, ça reste à l'appréciation de l'arbitre. » Daniel Congré : « On s'était dit avant le match qu'il fallait réagir. Je pense que nous y sommes parvenus et sur l'ensemble de ce match, nous avons été capables de mettre l'Olympique lyonnais en difficulté. Ce match nous laisse d'ailleurs de belles perspectives pour la suite. Il ne faut surtout pas dramatiser après cette élimination, d'autant que par rapport au week-end dernier, nous avons bien géré cette rencontre. On sort la tête haute [] Prendre un deuxième but sur penalty, de cette manière, c'est un peu frustrant, mais ça fait partie du jeu. Quant à ma tête à la toute dernière minute, il y avait en face un grand Coupet. Ce n'est pas pour rien qu'il est en équipe de France. » Christophe Revault : « Je ne sais pas s'il y avait la place pour passer mais au moins pour prolonger un peu plus la soirée. Nous avons été bien mieux que la semaine dernière, mais le réalisme lyonnais a encore frappé. La réalité pour nous, c'est que le championnat de France va reprendre et c'est un soulagement. Nous ne sommes pas en Ligue des champions donc on ne tombera pas en quart de finale contre Lyon, on ne peut plus les jouer ! Nous avons vraiment envie d'oublier Lyon. Nous avons compris ce qu'était le très haut niveau. C'est bon, il nous faut passer à autre chose. » Pau Le Guen : « Je suis très satisfait du résultat ramené de Toulouse. Ici, ce n'était pas évident face à une bonne formation de Ligue 1. Cette victoire compte autant que celle de la semaine dernière en championnat, même si elle a été acquise de manière différente. On a disputé un match solide, on les a perturbés par le jeu même si nous avons manqué d'efficacité. Mais souffrir ici ne me paraît pas anormal face à une équipe de qualité. Heureusement, Grégory Coupet nous sort les deux-trois ballons qu'il faut. » Florent Malouda : « La coupe de France est un des objectifs annoncés par le club. Même si on s'est fait peur sur l'égalisation de Dalmat, dans l'ensemble, on s'est créé les occasions pour passer. Depuis le début de la saison on parle du groupe de Lyon. Ça tombe bien car avec le calendrier qui nous attend entre la Ligue des champions, le championnat et la coupe de France, on va avoir besoin de tout le monde. Ce soir, ceux qui ont joué ont démontré qu'on pouvait compter sur eux. »

Recueilli par X.T.

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Mais il faudra, tout de même, que les arbitres, en l'occurrence MM. Viléo et Ledentu, accordent leurs violons Le 31 janvier 2004, pour le compte de la 22e journée de Ligue 1 sur cette même pelouse toulousaine, Coupet a crocheté Émana, lancé par Fernandao, de la même façon que Revault hier soir face à Nilmar. Et pratiquement au même endroit.

Mais il n'y a pas eu penalty, ni carton jaune contre Lyon et son gardien. Il serait d'ailleurs extrêmement intéressant de revoir les images, en parallèle, afin de se convaincre qu'on ne siffle pas tout à fait de la même façon suivant le lieu, l'heure, l'adversaire ou l'âge du capitaine Deux poids, deux mesures. Lesquels, répétons-le, n'enlèvent en rien sa valeur à Lyon, son mérite à Toulouse.

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Trois minutes plus tard, M. Ledentu se laisse abuser par un plongeon de Nilmar qui pousse un ballon de Malouda trop loin avant de se faire accrocher par Revault, curieusement averti sur le coup : s'il y a penalty, il y a carton rouge Penalty extrêmement discutable donc, que transforme Diarra (76e).

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