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Article l'Equipe 22/01/05


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FOOTBALL

LIGUE 1 (22e journée)

TOULOUSE - NANTES

Toulouse se dévoile

Les hommes de Mombaerts pointent à la 6e place. Et ils nhésitent plus, désormais, à afficher leurs ambitions.

TOULOUSE

de notre correspondant

LE 29 DÉCEMBRE dernier, lors de la reprise de lentraînement, les joueurs toulousains se sont prêtés au jeu des pronostics pour le quotidien régional la Dépêche du Midi. Interrogés sur le classement final du TFC, inattendu sixième, vingt et un dentre eux ont placé léquipe entre le quatrième et le huitième rang, cinq autres ne donnant pas de réponse précise. Un bel optimisme densemble entretenu par les premiers rendez-vous de 2005 (*).

Pourtant disputés sans Daniel Moreira (6 buts), camarade dinfirmerie de Stéphane Dalmat, ces trois matches ont porté la série dinvincibilité toulousaine à onze rencontres, dont neuf en L 1. Après 21 journées, les Violets sont toujours sixièmes, leur meilleur classement à ce stade depuis quinze ans. Soit une progression de 13 rangs (et de 14 points) par rapport à lan passé à la même époque.

« Lobjectif du début de saison tournait autour de la dixième place, glisse le milieu récupérateur Julien Cardy. Mais aujourdhui, on ne peut que penser à décrocher une place européenne, bien quil reste 17 matches et que certaines équipes vont retrouver leur jeu. La deuxième partie du Championnat sera plus difficile que la première, mais les phases retour nous réussissent mieux que les phases aller. Pourquoi ne pas grappiller une ou deux places supplémentaires ? »

Moreira :

« Nous sommes

à notre place »

Le latéral droit Albin Ebondo tient sensiblement le même langage : « On ne se fixe pas de limites. On veut aller le plus haut possible. LEurope, vu notre classement, on y pense forcément, mais on ne se prend pas la tête avec ça. Il y a aussi la Coupe de France, mais le Championnat reste lobjectif premier du club. »

Les Toulousains baignent actuellement dans une douce euphorie. Hermétiques derrière (un but pris lors des huit derniers matches par limpeccable Revault), très réalistes devant, la jeune bande dÉrick Mombaerts bénéficie, de plus, dune belle réussite. Ultime exemple en date, samedi dernier à Paris : lincroyable raté de Pauleta, qui ne vendange pas tous les week-ends un caviar à un mètre des cages adverses. « Nous avons effectivement eu de la réussite sur nos trois derniers matches de Championnat (Caen, Strasbourg, Paris), admet le milieu Nicolas Dieuze. Mais nous ne sommes pas là par hasard. Il ne faut pas oublier quà Strasbourg (1-4) ou chez nous contre Paris (2-1), Bastia (1-0) et Istres (2-1), on na quasiment pas concédé doccasions. » « Ceux qui nous suivent depuis le début de saison savent que nous sommes à notre place, renchérit Moreira, une nouvelle fois absent ce soir. Ceci dit, il ne faut pas se relâcher sinon on peut se retrouver vers la 10e ou la 12e place. Ce serait dommage, car il y a vraiment quelque chose à faire »

Pour que ce « quelque chose » saccomplisse, les Toulousains savent ce quil leur reste à améliorer. Beaucoup évoquent un jeu manquant parfois de fluidité, et de nombreux ballons perdus dans leur propre camp. « Remédier à nos problèmes passe par le travail et la justesse des choix individuels sur le terrain », assure Érick Mombaerts, qui loue par ailleurs la « force mentale » de son groupe, forgée dans les joutes du National (2001-2002) et de la L 2 (2002-2003).

Lentraîneur toulousain tient aussi à prévenir tout enthousiasme excessif et prématuré. À la manière du capitaine Christophe Revault, qui soulignait voici un mois que « sixième en décembre, cest que dalle ! ». « Ce nest quà la fin février que lon pourra faire un premier point », lance Mombaerts. « Si on est toujours à la même place, on aura sans doute déjà atteint le maintien, et je tiendrais alors un autre discours. Aujourdhui, je souhaite surtout que lon maintienne notre dynamique. » Dici au rendez-vous fixé par Mombaerts, Toulouse aura accueilli Nantes, Marseille, Lyon (en Coupe de France) ainsi que Bordeaux. Et rendu visite à Ajaccio, Lyon et Auxerre. Les Violets sauront alors sils peuvent rêver dEurope et marcher sur les traces de Marcico, Passi (Gérald) et Stopyra, héros des épopées européennes toulousaines de 1986-1987 et 1987-1988.

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Guest El Marlino

merci pour cet article;

je vous mets celui relatif au FC Nantes.

Le choix du losange

La figure géométrique n'a rien de révolutionnaire mais elle a accompagné la prestation la plus aboutie de la saison contre Rennes (2-0), samedi dernier. Nantes a opté pour le milieu en losange. Désireux de ne plus déroger au 4-4-2, Serge Le Dizet s'interrogeait sur la meilleure manière de relancer Yapi. A Bastia (0-0) le 12 janvier, l'entraineur avait placé l'Ivoirien au soutien de Bagayoko, devant un duo de récupérateurs. La blessure de Faé à la mi-temps et son remplacement par un attaquant (Keserü) avait consacré un losange,efficace ensuite dans le derby breton et que Le Dizet devrait conserver à Toulouse.

Da Rocha

aux avant-postes

" On va rester sur ce qu'on a fait depuis le début, glissait-il hier. Je ne souhaite pas changer d'organisation, seulement quelques joueurs pour apporter une touche de fraîcheur. Il faut trouver le bon équilibre entre garder une certaine stabilité et laisser planer une incertitude afin que les joueurs ne se sentent pas installés." Ainsi, Da Rocha pourrait intégrer les avant-postes et Savinaud monter d'un cran pour occuper la pointe droite de l'entrejeu. Outre qu'il laisse Yapi enfiler le costume de chef d'orchestre auquel il aspirait, ce système a surtout permis, contre Rennes, d'améliorer récupération et jeu de passes. "Hormis Jérémy (Toulalan), je ne possède pas vraiment de joueurs capables de récupérer la balle à eux seuls, souligne Le Dizet. Mais par la densité de joueurs, le travail commun, on peut amener l'adversaire à la perdre, le gêner dès la relance." Et developper son jeu d'attaque en meilleure posture. " Si nous sommes bien placés, notre jeu de passes est plus facile et on peut mieux contrer", rappelle Nicolas Savinaud. A condition d'être assez disciplinés pour ne pas ébrécher le bloc défensif. "On ne devra pas lâcher dans la rigueur, la concentration, le replacement, avertit le coach. Ce déplacement va servir de révélateur: on va savoir si quelque chose de solide s'est installé." Et si le losange est appelé à durer.

Jean-Denis Coquard.

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