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Le TFC dans Le Monde...


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Voila l'article que Le Monde du 1/10 a consacré au TFC...

A Toulouse, on n'oublie pas que le "Téfécé" revient de loin

Le club de la Haute-Garonne, qui doit recevoir Auxerre dimanche, avait été rétrogradé en National en 2001. Trois ans plus tard, il joue les premiers rôles en Ligue 1.

Toulouse de notre envoyé spécial

Dans le football moderne, on n'applaudit pas les défaites. Mardi 21 septembre, le public du Stadium de Toulouse a fait exception à cette "logique" en vigueur sur tous les terrains du monde. Alors que son équipe venait de s'incliner face à Lyon (0-2), en match avancé de la 7e journée du championnat de France de Ligue 1, quelques jours seulement après un premier revers enregistré à Marseille (1-0), les supporteurs du Toulouse Football Club (TFC) ont longuement salué leur équipe au coup de sifflet final.

Si la prestation toulousaine a ainsi été applaudie, c'est d'abord parce que les Toulousains ont donné, face aux triples champions de France (2002, 2003, 2004), l'image d'une équipe combative et soudée. Mais c'est d'abord et surtout parce qu'à Toulouse personne n'a oublié que le "Téfécé" revient de loin.

Classé seizième au terme de la saison 2000-2001, Toulouse avait d'abord été relégué sportivement d'une division. Mais aux difficultés sportives était venu s'ajouter un lourd déficit financier. Le club avait été sanctionné par la direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) et rétrogradé ainsi de deux échelons en un seul été.

Il a donc évolué, au cours de la saison 2001-2002, dans le championnat National. Son premier défi a d'abord été de conserver son statut de club professionnel. En France, beaucoup de ceux qui n'y sont pas parvenus ont disparu. Mais les angoisses du "Téfécé" ne se sont pas arrêtées là. Le 21 septembre 2001, quelques semaines seulement après la reprise de la compétition, est survenue l'explosion de l'usine AZF. Des joueurs ont été blessés, heureusement sans gravité, et le Stadium a été en partie détruit.

Pour continuer leur saison, les joueurs ont alors évolué au stade des Sept-Deniers, l'enceinte habituelle du Stade toulousain et des amateurs de ballon ovale. In extremis, le club a arraché la montée en Ligue 2, lors de la dernière journée. Il a ainsi conservé son statut professionnel et a pu retrouver sa place parmi l'élite dès la saison suivante. Pour son retour en Ligue 1, lors de la saison 2003-2004, il a terminé à la seizième place, ne devant son maintien qu'à une seconde partie de championnat bien maîtrisée.

Aujourd'hui, le "Téfécé" a pansé ses plaies. Le club est l'une des révélations de ce début de saison 2003-2004 et a même occupé la tête du classement après la 5e journée. Même si elle ne gagne pas toujours, cette équipe de Toulouse est rassurante. Elle produit un jeu offensif et alléchant, et présente - avec 12 buts - la meilleure attaque du championnat, ex aequo avec Bordeaux.

Quatre jours après leur faux pas devant Lyon, les hommes d'Erick Mombaerts se sont rachetés en signant un match nul à Bordeaux (1-1). Occupant désormais la septième place du classement, les Toulousains recevront Auxerre (5e), dimanche 3 octobre, pour le compte de la 8e journée. "Cette équipe de Toulouse va poser des difficultés à la plupart des équipes qu'elle va rencontrer", a prévenu Paul Le Guen, l'entraîneur lyonnais, lors de son passage dans la Haute-Garonne.

Au sein du club, on préfère rester serein."Il reste beaucoup de travail, affirme Olivier Sadran, le jeune président du TFC, âgé de 34 ans. L'objectif principal est d'inscrire le club dans la durée. Ce qui compte, ce sont aussi les valeurs qui se dégagent du TFC. En terre de rugby, nous avons toujours essayé de miser sur les qualités humaines."

En ce qui concerne le jeu, l'équipe ne laisse plus filer les matches comme elle le faisait parfois. "Par rapport à la saison dernière, je trouve que l'on fait la même chose, mais en mieux, se félicite Erick Mombaerts. L'équipe est beaucoup plus mature. Au Stade-Vélodrome de Marseille, par exemple, j'ai vu des jeunes de 20 ans qui n'avaient pas peur ! Ils sont combatifs et vont au bout d'eux-mêmes, car ils ont adhéré au projet que nous leur avons proposé... Sur le plan athlétique, on se rapproche aujourd'hui de l'argument numéro un dans le football de haut niveau, c'est-à-dire la puissance. Quand on possède ce critère et qu'on est fort mentalement, on ne recule pas sur un terrain."

A l'intersaison, le club a effectué un recrutement intéressant, "par l'apport de petites touches", comme le dit son entraîneur. Pourtant proche de la relégation la saison dernière, il a attiré des joueurs de renom comme l'ancien attaquant lensois Daniel Moreira (auteur de 3 buts cette saison), l'ex-joueur de Marseille et de l'Inter Milan Stéphane Dalmat ou l'expérimenté défenseur de Rennes Dominique Arribagé.

Tous affirment que leur intégration s'est faite rapidement. "Ici, il y a une ambiance conviviale et un esprit de famille, explique Stéphane Dalmat. C'est le club idéal pour se relancer... J'éprouvais vraiment le besoin de revenir en France après des expériences mitigées en Angleterre et en Italie." Ces arrivées ont été complétées par l'apport de jeunes issus du centre de formation, comme Lucien Aubey ou Nabil Taïder, récemment sélectionné en équipe de France Espoirs.

Si l'on sait que la saison sera longue, on n'en savoure pas moins cette fin d'été sur les rives de la Garonne. Les abonnements au stade approchent les 7 000, soit une augmentation de 25 % par rapport à la saison précédente. Quant au budget prévisionnel, il est passé de 20 à 25 millions d'euros.

A l'image d'Olivier Sadran, on nourrit de nouvelles ambitions. Comme ses joueurs, le président refuse de se contenter des résultats actuels : "Dans une ville industrielle comme Toulouse, on peut regretter qu'une société comme Airbus ne mette pas un euro dans ce club, regrette-t-il. La marque TFC n'est peut-être pas encore assez forte."

Pierre Lepidi

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Et la suite, avec Christophe Revault...

Christophe Revault, gardien des valeurs

Toulouse de notre envoyé spécial

Dans sa surface de réparation et même bien au-delà, il se présente souvent comme un ultime rempart. Face aux attaquants adverses ou contre les assauts de la vie, Christophe Revault se dresse. Souvent avec courage. Avec ses mains et avec ses mots. Le gardien de but du Téfécé a été promu capitaine presque dès son arrivée à Toulouse, en 2000.

Il a connu les pires moments du club de la Haute-Garonne. Dans la tempête, ce solide portier (1,88 m, 89 kg) au regard bleu a tenu bon. A l'heure où de nombreux joueurs "traversent" les clubs en collectionnant les maillots, il a prouvé son attachement en restant fidèle à Toulouse. Personne ne l'a oublié. Le gardien au crâne rasé est devenu ce que tous les supporteurs rêvent d'avoir au sein de leur équipe : un joueur emblématique, pour qui défendre les couleurs de son club possède encore un sens.

"C'est un homme sensible, un vrai type bien, dit de lui Olivier Sadran, son président. Il a fait le choix de rester en National et de poursuivre l'aventure. J'ai de l'affection pour lui, et je ne dis pas cela parce qu'il est l'un de mes footballeurs."

Comme d'autres membres de l'encadrement, voire de l'équipe, Christophe Revault a tremblé lorsque le TFC était à l'agonie. "Lorsque le club a failli perdre son statut professionnel, j'ai bien cru que tout était fini. On est monté de National en Ligue 2 lors du dernier match. Ce fut un immense soulagement, car cela signifiait que Toulouse était enfin sauvé. Ce moment restera comme le plus beau de ma carrière", raconte le gardien, qui a débuté au Havre avant de rejoindre le Paris-SG puis Rennes.

FORCE ET ABNÉGATION

Dans la difficulté, Toulouse a puisé sa force et Christophe Revault prouvé son abnégation. "C'est grâce à notre solidarité et à notre combativité que nous en sommes là aujourd'hui... C'est dans le malheur que les liens se sont tissés, explique-t-il, lui dont la maison fut en partie détruite par l'explosion de l'usine AZF. Il nous arrive de reparler de cette période noire, de tout ce que nous avons affronté. On mesure ainsi le chemin parcouru..."

Dans son esprit, le club n'est jamais sorti de la voie qu'il s'était fixée. Au fil des saisons, des remontées vers les sommets du football français, Toulouse a conservé des valeurs identiques. Christophe Revault estime que son rôle de capitaine est aujourd'hui de les transmettre : aux jeunes du centre de formation et à tous ceux qui rejoignent le club. Le joueur d'origine parisienne, âgé de 32 ans, se veut aussi gardien de l'esprit Téfécé."Quand il y a des joueurs qui arrivent, on leur raconte ce qui s'est passé ici, explique-t-il. Souvent, ils le découvrent et nous écoutent avec respect. Je pense qu'ensuite ça les incite à se livrer davantage sur le terrain, et donc à faire progresser le club."

Entre Erick Mombaerts, son entraîneur depuis 2001, et Christophe Revault, on devine qu'il existe aujourd'hui bien plus qu'une simple histoire de ballons ronds. "Avec lui, les rapports sont avant tout humains, confie le gardien de but. On se connaît si bien tous les deux... Je lis dans son regard, dans ses attitudes, ce qu'il pense. Parfois sans rien dire, lui et moi savourons probablement plus que les autres certaines victoires importantes."

Au sein d'une équipe dont l'ambition avouée est de faire mieux que la saison précédente (16e), les bons débuts du TFC version 2004-2005 ne surprennent guère Christophe Revault, qui rappelle au passage que "l'humilité doit rester l'un des fondements du club". Pour le reste ? "C'est dans la continuité de ce que nous faisons depuis janvier, affirme-t-il. Si certains le découvrent, c'est seulement parce que les tirs qui étaient autrefois sur les poteaux rentrent aujourd'hui dans les buts adverses. Une victoire tient tellement à peu de chose..."

P. Lepidi

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Il y a un article dans l'équipe qui dit que clément sera opérationnel Dimanche et un article dans la Dépêche sur nos jeunes espoirs internationnaux.

Sinon super l'article du Monde, de toute facon ils ne peuvent pas parler de Paris en ce moment, on en profite, t'en mieux. :clapping:

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c'est clair yen a qui devrait en prendre de la graine ( humhum foot365 humhum )

nempeche ca fait plaisir

g kune seule chose a dire  :clapping:

<{POST_SNAPBACK}>

En même temps, "Le Monde" et "Foot365" c'est pas vraiment le même niveau. D'un côté t'as des (vrais) journalistes, de l'autre des eeeeuh ...

Enfin c'est bien qu'on parle de Tef dans un quotidien aussi sérieux.

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