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Article La Depêche 22.11.2004


Bernd

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LIGUE 1. ENTHOUSIASME ET DISCIPLINE DE JEU CARACTÉRISENT UNE ÉQUIPE ISSUE DE SA PÉPINIÈRE.

TFC : sa jeunesse lui va si bien

À 17 et 18 ans, ils étaient en bas de l'affiche, Lucien Aubey, Albin Ebondo, Issou Dao et Nabil Taider en National, Daniel Congré et Benjamin Psaume en CFA, un parcours aussi précoce que... celui de Daniel Moreira qui a joué en National à Valenciennes en 1995.

D'autres ont éclos un peu plus tard, Julien Cardy et Thibault Giresse à 20 ans en National, Nicolas Dieuze, David Suarez et Henri Bedimo au même âge en D2. Tous partagent aujourd'hui le même maillot (certains depuis longtemps) et ils sont à peine plus «vieux»: samedi soir, «Nico» Dieuze s'est étonné d'être, à 25 ans, le quatrième Toulousain le plus âgé sur la pelouse (après Revault, Clément et Moreira)...

C'est le Toulouse d'aujourd'hui, qui ne sera pas forcément celui du début 2005, quand tous les blessés reviendront. Mais la jeunesse est le premier critère d'un club à la réputation de formateur de plus en plus aiguisée, et dont l'effectif pro est composé à 50 % de joueurs formés à l'ombre de Lespinet et du Stadium.

L'autre critère, c'est la fidélité. Pas seulement celle de Revault et Lièvre, les seuls qui restèrent (avec Pru nier) au moment du chaos de 2001. Mais aussi celle d'un Congré qui entame sa onzième saison au club, celle d'un Akpa-Akpro qui a enfilé la tunique violette à l'âge de 8 ans, celles de Sola, Benvegnu ou Fofana, qui gravitent aujourd'hui à la périphérie de l'équipe pro après avoir rejoint le TFC qui à 13 ans, qui à 14 ou 15 ans.

Samedi soir, huit des onze joueurs qui débutèrent la rencontre ont été formés au club et sept d'entre eux (l'exception Dieuze...) ont moins de 23 ans. C'est peut-être ponctuel, temporaire, et la moyenne d'âge reprendra sa course vers le haut (ce n'est surtout pas un reproche) dès que le Muretain Dominique Arribagé va retrouver la compétition, cette semaine.

POLYVALENCE

Mais la pépinière toulousaine existe bel et bien, et elle vit d'autant plus formidablement que l'effectif pro téféciste est sous la coupe d'un budget impitoyable: il n'y aura que très peu de recrues au «mercato» qui débute le 31 décembre et à la seule condition qu'elle(s) apporte(nt) un véritable plus aux autres. «Il est bien possible que nous soyons un club un peu particulier», sourit Erick Mombaerts, «parce que nous mobilisons d'abord des gens en qui nous avons confiance, nos joueurs, plutôt que de céder aux sirènes du recrutement. Et, compte tenu de l'étroitesse du groupe, nous cherchons avant tout à développer la polyvalence de nos joueurs».

Depuis le début de la saison, Albin Ebondo et Daniel Congré s'essaient ainsi - de mieux en mieux pour le premier, avec beaucoup de promesses pour le deuxième - à un poste d'arrière droit qui n'est pas le leur, Nabil Taider vient de glisser à gauche, soumis au même «excentrage» qu'Achille Emana, initialement connu pour être un milieu défensif tandis que le jeune Benjamin Psaume met à profit son extrême vivacité pour apporter un plus indéniable dans le jeu court, ce que l'équipe (magnifiquement dotée dans le jeu long avec Daniel Moreira) ne possédait pas encore. Or, les grandes équipes utilisent indifféremment l'une ou l'autre option...

Patrick Boudreault

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LE POINT AVEC ERICK MOMBAERTS.

« Défensivement, un plus »

« C'est une équipe qui a su respecter ses bases de la première à la dernière minute ». Erick Mombaerts est « satisfait » de voir son équipe remaniée « respecter les fondamentaux », à tel point qu'il dit « leur tirer un coup de chapeau car, mentalement, il faut assurer ». Mais le TFC n'a pas joué petit bras samedi soir. Aucun des joueurs n'a refusé l'obstacle bastiais, et la performance téfécistes est d'autant plus appréciable, et appréciée, que les visiteurs venaient d'encaisser trois buts chez eux. « On ne savait pas trop dans quel état d'esprit les Bastiais allaient aborder cette rencontre. La spirale négative, tout le monde veut en sortir. Mais nous avions tout autant envie », se réjouit l'entraîneur toulousain, qui détaille : « nous avons mis du rythme, notamment en jouant moins long qu'avec Daniel Moreira, par le truchement de Benjamin Psaume qui a touché quarante ballons en première période, c'est énorme. Notre idée était d'étirer les lignes adverses et de se dire qu'on allait en profiter en deuxième période, en maintenant un rythme élevé ».

Sans se créer beaucoup d'occasions franches, mais en ayant la possibilité d'ouvrir le score en première période, les Toulousains ont su patienter, et louvoyer dans des lignes corses de plus en plus hermétiques. « On souffre actuellement sur le plan offensif mais c'est normal avec tout ce qu'on a connu », explique Mombaerts, « mais en étant plus haut et plus mobile, nous n'avons connu que deux alertes. Défensivement, c'est donc un plus. Mais parce que tout le monde a fait son job ». Le coach retient en effet la performance collective, « bien dans la continuité de Rennes ». Et, plus que probablement, dans celle de la deuxième partie de la saison dernière. P. B.

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LIGUE 1. ENTHOUSIASME ET DISCIPLINE DE JEU CARACTÉRISENT UNE ÉQUIPE ISSUE DE SA PÉPINIÈRE. 

TFC : sa jeunesse lui va si bien

   

À 17 et 18 ans, ils étaient en bas de l'affiche, Lucien Aubey, Albin Ebondo, Issou Dao et Nabil Taider en National, Daniel Congré et Benjamin Psaume en CFA, un parcours aussi précoce que... celui de Daniel Moreira qui a joué en National à Valenciennes en 1995.

D'autres ont éclos un peu plus tard, Julien Cardy et Thibault Giresse à 20 ans en National, Nicolas Dieuze, David Suarez et Henri Bedimo au même âge en D2. Tous partagent aujourd'hui le même maillot (certains depuis longtemps) et ils sont à peine plus «vieux»: samedi soir, «Nico» Dieuze s'est étonné d'être, à 25 ans, le quatrième Toulousain le plus âgé sur la pelouse (après Revault, Clément et Moreira)...

C'est le Toulouse d'aujourd'hui, qui ne sera pas forcément celui du début 2005, quand tous les blessés reviendront. Mais la jeunesse est le premier critère d'un club à la réputation de formateur de plus en plus aiguisée, et dont l'effectif pro est composé à 50 % de joueurs formés à l'ombre de Lespinet et du Stadium.

L'autre critère, c'est la fidélité. Pas seulement celle de Revault et Lièvre, les seuls qui restèrent (avec Pru nier) au moment du chaos de 2001. Mais aussi celle d'un Congré qui entame sa onzième saison au club, celle d'un Akpa-Akpro qui a enfilé la tunique violette à l'âge de 8 ans, celles de Sola, Benvegnu ou Fofana, qui gravitent aujourd'hui à la périphérie de l'équipe pro après avoir rejoint le TFC qui à 13 ans, qui à 14 ou 15 ans.

Samedi soir, huit des onze joueurs qui débutèrent la rencontre ont été formés au club et sept d'entre eux (l'exception Dieuze...) ont moins de 23 ans. C'est peut-être ponctuel, temporaire, et la moyenne d'âge reprendra sa course vers le haut (ce n'est surtout pas un reproche) dès que le Muretain Dominique Arribagé va retrouver la compétition, cette semaine.

POLYVALENCE

Mais la pépinière toulousaine existe bel et bien, et elle vit d'autant plus formidablement que l'effectif pro téféciste est sous la coupe d'un budget impitoyable: il n'y aura que très peu de recrues au «mercato» qui débute le 31 décembre et à la seule condition qu'elle(s) apporte(nt) un véritable plus aux autres. «Il est bien possible que nous soyons un club un peu particulier», sourit Erick Mombaerts, «parce que nous mobilisons d'abord des gens en qui nous avons confiance, nos joueurs, plutôt que de céder aux sirènes du recrutement. Et, compte tenu de l'étroitesse du groupe, nous cherchons avant tout à développer la polyvalence de nos joueurs».

Depuis le début de la saison, Albin Ebondo et Daniel Congré s'essaient ainsi - de mieux en mieux pour le premier, avec beaucoup de promesses pour le deuxième - à un poste d'arrière droit qui n'est pas le leur, Nabil Taider vient de glisser à gauche, soumis au même «excentrage» qu'Achille Emana, initialement connu pour être un milieu défensif tandis que le jeune Benjamin Psaume met à profit son extrême vivacité pour apporter un plus indéniable dans le jeu court, ce que l'équipe (magnifiquement dotée dans le jeu long avec Daniel Moreira) ne possédait pas encore. Or, les grandes équipes utilisent indifféremment l'une ou l'autre option...

Patrick Boudreault

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LE POINT AVEC ERICK MOMBAERTS. 

« Défensivement, un plus »

« C'est une équipe qui a su respecter ses bases de la première à la dernière minute ». Erick Mombaerts est « satisfait » de voir son équipe remaniée « respecter les fondamentaux », à tel point qu'il dit « leur tirer un coup de chapeau car, mentalement, il faut assurer ». Mais le TFC n'a pas joué petit bras samedi soir. Aucun des joueurs n'a refusé l'obstacle bastiais, et la performance téfécistes est d'autant plus appréciable, et appréciée, que les visiteurs venaient d'encaisser trois buts chez eux. « On ne savait pas trop dans quel état d'esprit les Bastiais allaient aborder cette rencontre. La spirale négative, tout le monde veut en sortir. Mais nous avions tout autant envie », se réjouit l'entraîneur toulousain, qui détaille : « nous avons mis du rythme, notamment en jouant moins long qu'avec Daniel Moreira, par le truchement de Benjamin Psaume qui a touché quarante ballons en première période, c'est énorme. Notre idée était d'étirer les lignes adverses et de se dire qu'on allait en profiter en deuxième période, en maintenant un rythme élevé ».

Sans se créer beaucoup d'occasions franches, mais en ayant la possibilité d'ouvrir le score en première période, les Toulousains ont su patienter, et louvoyer dans des lignes corses de plus en plus hermétiques. « On souffre actuellement sur le plan offensif mais c'est normal avec tout ce qu'on a connu », explique Mombaerts, « mais en étant plus haut et plus mobile, nous n'avons connu que deux alertes. Défensivement, c'est donc un plus. Mais parce que tout le monde a fait son job ». Le coach retient en effet la performance collective, « bien dans la continuité de Rennes ». Et, plus que probablement, dans celle de la deuxième partie de la saison dernière. P. B.

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Emana est milieu défensif à la base?

Et puis Mombaerts, je l'aime bien mais quand il dit qu'ils ont joué moins long sur Moreira avec Psaume, il finit par donner raison à ceux qui s'interrogeaient sur le jeu de l'équipe, alors qu'il avait tancé les sceptiques dans l'Equipe en disant qu'ils n'y connaissaient rien au foot. Je suppose que c'est pour protéger les jeunes qu'il a été vif mais c'est bien qu'il reconnaisse, même implicitement, qu'il y avait un problème

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Et puis Mombaerts, je l'aime bien mais quand il dit qu'ils ont joué moins long sur Moreira avec Psaume, il finit par donner raison à ceux qui s'interrogeaient sur le jeu de l'équipe, alors qu'il avait tancé les sceptiques dans l'Equipe en disant qu'ils n'y connaissaient rien au foot. Je suppose que c'est pour protéger les jeunes qu'il a été vif mais c'est bien qu'il reconnaisse, même implicitement, qu'il y avait un problème

Les blessures de Lièvre, Sirieix et Dalmat, tous trois très à l'aise dans le jeu long, ont posé un problème.

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