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La repression dans les stades ?


cebe

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Article paru le 22/12/2004

FOOTBALL. LE MINISTRE DE LA JUSTICE DURCIT LA RÉPRESSION CONTRE LES AUTEURS DE VIOLENCES ET DE MANIFESTATIONS RACISTES DANS LES STADES.

Ces insupportables supporters

Deux joueurs de Bastia, Chimbonda et Matingou injuriés et agressés par des spectateurs corses. Leur tort ? Ils sont noirs. A Strasbourg, des footballeurs africains et un entraîneur aux origines juives pris à parti. A Marseille, des voitures de joueurs caillassées. A Nice, les bus de l'adversaire saccagés et un arbitre contraint de quitter la ville sous protection policière. Au Parc des Princes, une violence ordinaire aux abords du stade, verbale dans les virages Auteuil et Boulogne, parfois même sur le banc de touche (Halilhodzic suspendu deux mois comme Luis Fernandez avant lui) Au palmarès des tribunes les plus bêtes et méchantes, Bastia et Strasbourg, (comme d'ailleurs à la Corse et à l'Alsace) s'illustrent tristement pour les comportements racistes. PSG, Nice, Marseille dominent dans l'insulte à l'arbitre et la violence. Un match sur dix se solde par un incident. Sont épargnés, Sochaux, Toulouse, Bordeaux, les clubs de l'ouest, Monaco et Lens, numéro un au rapport passion-correction. Dominique Perben réunissait hier les dirigeants des clubs et les procureurs des villes concernées en plus de ceux de Saint-Etienne (un mort l'an dernier dans une rixe d'après-match) et Lyon où il nourrit quelque ambition politique personnelle.

Le foot français est-il malade du racisme et de la violence ? Un match sur dix donne lieu à un incident plus ou moins grave. C'est trop siffle le Garde des Sceaux. Il menace de carton rouge le supporter trop excité et demande aux juges des sanctions et aux clubs des mesures (voir infographie).

Le béotien total du football qui s'assied dans une tribune populaire pour la première fois risque de se demander si ceux qui l'entourent appartiennent au genre humain : chauvinisme maladif, mauvaise foi chronique, bras d'honneur, insultes grossières, arbitres priés de fréquenter les cercles homosexuels appartiennent à la panoplie comme le fumigène et l'écharpe. Sans oublier la nouvelle mode de la banderole provocatrice à double usage. Contre l'adversaire ou en option contre les joueurs et dirigeants de son propre club, s'il vient d'aligner de mauvais résultats.

Dans sa tactique de « catenaccio » sécuritaire, le garde des Sceaux qui ne connaît d'un stade que les loges prestige avec fauteuils de cuir et canapés de saumons, risque de mettre sur la touche ces foules qui donnent aux tribunes leur âme, leur couleur, leur voix. Les vrais supporters, ceux qui vivent et vibrent foot, pas toujours connaisseurs, jamais impartiaux mais tellement passionnés, ne sont pas légion en France. En dehors de Lens, Marseille et Saint-Etienne, aucune tribune française ne rivalise en nombre, en ferveur en attachement au club avec les « fans » britanniques, les « aficionados » espagnols ou les tifosi turinois.

Perben veut-il réserver les stades aux VIP et aux familles ? Sans doute faut-il débarrasser les tribunes des racistes militants et des vrais voyous. Mais dans les populaires, tous les supporters ne sont pas insupportables.

Pascal Jalabert

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À L'ETRANGER

Espagne. Si la violence est rare dans les stades espagnols, les injures racistes à l'encontre des joueurs noirs sont monnaie courante, notamment dans les tribunes du Real. Le sélectionneur Luis Aragones en traitant Thierry Henry de « sale négro » a légitimé ces comportements. Il n'a pas été sanctionné par sa Fédération mais par la FIFA qui a infligé hier une peine de 100 000 à la fédération espagnole.

Italie. Les clubs romains, la Lazio et l'AS Roma, ont été sanctionnés par des matches à huis clos et de fortes amendes pour des actes de violence ou de racisme très graves (salut fasciste dans le kop de la Lazio) et surtout après la bagarre qui a fait deux blessés graves lors du derby romain le 28 mars. Des peines de prison ont même été prononcées. Les clubs payent la police pour assurer la sécurité.

Angleterre. Le hooliganisme a été éradiqué par une répression sans merci fondée sur le fichage des supporters indésirables et de lourdes peines allant jusqu'à la prison. La collaboration entre clubs et police est permanente.

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SUPPORTERS. DU CÔTÉ DU STADIUM TOULOUSAIN.

« On va tuer une passion »

:clapping:

Jean-Philippe D***, le président du « Viola Club Toulousain », l'un des plus importants clubs de supporters du TFC, a réagi à ces mesures.

Les mesures envisagées vous satisfont-elles ?

Ces mesures sont plutôt positives, mais pas réellement nouvelles. Il existe par exemple déjà à Toulouse des codes de bonne conduite pour les supporters. Ils ont pour but de limiter l'excès. Nous envoyons, en début de saison, un exemplaire du règlement spécifique au club, à tout supporter qui nous fait parvenir une demande d'inscription.

Par contre, la professionnalisation des stadiers est quelque chose d'important. En ce qui nous concerne, nous réclamons toujours les même stadiers, afin de pouvoir établir avec eux une relation de confiance. Cette confiance mutuelle est essentielle, car elle permet d'éviter des dérives ; certains stadiers se prennent parfois pour des cow-boys. Espérons que cette professionnalisation ne va pas amener à des dérives policières du côté des stadiers.

Était-il nécessaire d'en arriver là ?

Non. Il y a trois ans avait été crée l'« Union contre la répression ». Ce groupe de travail avait permis d'instaurer un dialogue avec les supporters. Monsieur Paquette était chargé de superviser cette démarche. Tout cela a abouti à un rapport. Mais cela n'a servi à rien, puisque la Ligue n'en a pas tenu compte. Ces mesures me paraissent excessives. Elles risquent, au début, de provoquer un regain de violence dans les stades.

Quelles répercussions attendez-vous de ces décisions ?

J'ai l'impression qu'on va tuer une passion et que le football business va prendre le dessus. Cela va devenir comme en Angleterre, où les spectateurs restent assis durant tout le match et paient leur abonnement 500 euros. Pour moi, ces mesures cachent une volonté marketin.

Recueilli par Nicolas Cousteix

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TÉMOIN. L'AVIS D'UN DÉFENSEUR DU « TÉFÉCÉ ».

Aubey : « Quand c'est grave, la justice doit nous protéger »

Défenseur polyvalent du Toulouse Football Club, international espoirs, Lucien Aubey sait que ses origines congolaises l'exposent à des manifestations de racisme. Il réagit au phénomène.

Comment avez-vous réagi lorsque vous avez entendu des insultes racistes dans un stade ?

Je suis très choqué. Je suis tout nouveau dans le football pro et je sais que la violence et le racisme ne sont pas nouveaux dans les stades. On ne va pas tout révolutionner d'un seul coup de baguette magique. Ces personnes existent et il faut faire avec. Heureusement, elles sont minoritaires et je dois dire qu'à Toulouse nous sommes préservés des insultes racistes et de la violence dans les tribunes. La meilleure réponse à la bêtise de ceux qui t'insultent en te traitant de singe ou de sale noir, c'est le silence et le mépris. Il faut les laisser avec leur connerie. C'est d'autant plus stupide de proférer des insultes raciales envers un joueur adverse qu'il peut très bien faire le bonheur de votre équipe l'année suivante. En revanche quand on en vient aux mains et aux menaces comme à Bastia avec Chimbonda, c'est différent. C'est très grave et là tout le monde doit réagir y compris la justice.

Dans quelle mesure est-il important pour un joueur de se sentir en sécurité et accueilli dans un esprit sportif dans un stade ?

Sur un terrain, en dehors d'une interruption de match, on n'a pas trop le temps de regarder, de réagir, de calculer par rapport à ce qui se passe dans les tribunes. Je crois quand même que la communication entre les joueurs et les supporters est un élément apaisant. Je ne refuse jamais un autographe à un spectateur. C'est la moindre des choses car nous existons grâce à eux et nous devons être reconnaissants. Maintenant, cela ne signifie pas qu'ils ont tous les droits à notre égard. Nous sommes des êtres humains et comme tout citoyen nous avons le droit au respect et à la protection dans notre boulot quand cela devient grave

Les joueurs redoutent-ils certains stades , certains publics ?

De mon côté, ça va. Franchement au Vélodrome (Marseille) ou au Parc (PSG), je ne me suis pas senti mal du tout. S'il y avait un stade à citer où l'on craint un peu, ce serait Bastia, surtout après l'affaire Chimbonda.

Recueilli par P. J.

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je voulais dire, je n'ai pas suivi l'après grenoble-sainté, dans le sens, je n'ai pas suivi si ils ont chopé le tireur, ce qu'il est arrivé au supp :confus:

Mais c'est vrai qu'ils ont parlé d'après match, moi aussi il me semble que c'était avant le match !!!

Et il me semble avoir entendu sur Europe 1 que l'état du supporter était stationnaire pour ne pas dire rassurant !!! Ca me surprend vraiment de voir qu'il est décédé surtout que ca a pas eu beaucoup d'échos je trouve si c'est vrai !!!

Voici l'edito de l'equipe d'hier !

LES PARIAS DU PARC

L’AUTOPROCLAMÉ – à tort – « kop » de Boulogne a encore commis ses méfaits samedi dernier au Parc des Princes, à Paris, et son alter ego, le « virage d’Auteuil », n’a pas été en reste lui non plus dans la bêtise, la provocation, l’invective. Et, même si c’est encore le prétendu « kop » qui s’est particulièrement distingué puisque, sans l’intervention de la police, un drame aurait pu avoir lieu dans la tribune basse de « Boulogne », où des spectateurs furent tout près de recevoir sur la tête une… buvette balancée de l’étage supérieur, ces deux parties du stade parisien sont bel et bien à montrer du doigt, l’une et l’autre.

Il est pourtant un constat qui nous semble être encore plus important à faire : samedi, les « hooligans » du PSG ont sans doute franchi une limite qui fait désormais d’eux des parias. Parce qu’ils ont agi à la fin d’une semaine où Dominique de Villepin, le ministre de l’Intérieur, avait décidé de prendre les choses en main sur cette question du « terrorisme supporter » et quarante-huit heures avant que le garde des Sceaux, Dominique Perben, ne se penche lui aussi sérieusement sur ces déviances, lesquelles participent désormais de la véritable délinquance, et nous le confirme dans l’interview qu’il nous a accordée (lire page 6). C’est dire si les deux membres du gouvernement doivent être renforcés dans leurs convictions et vont maintenant agir au plus vite.

Mais si « Boulogne » et « Auteuil » sont aujourd’hui les parias du Parc, c’est aussi parce que les spectateurs des autres tribunes en ont assez de ceux qui leur gâchent le spectacle du foot et, beaucoup plus grave, menacent leur sécurité. Quel père de famille, en effet, va prendre le risque par les temps qui courent d’amener ses gosses autour et dans un stade où beaucoup est à redouter ? Oui, le public « normal » du Parc en a par-dessus la tête de ces exactions et de ces fureurs inconscientes. Il ne s’est d’ailleurs pas gêné le week-end dernier pour le faire savoir, sifflant copieusement les initiatives prises côté « Boulogne » comme côté « Auteuil ». De là à dire que ce PSG-Metz de samedi dernier fera date dans la vie du club parisien comme dans le combat contre la violence dans les stades, il n’y a qu’un pas. Nous osons le franchir.

J'ai bien aimé le "papier" des cahiers du foot !!!

http://www.cahiersdufootball.com/article.php?id=1706&t=32

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c vrai que le papier des cahiers du foot sont plutôt pas mal dans ce sens...

maintenant le fait que tu n'es pas eu d'échos après l'incident, ç'aurait été un crs agressé par les méchants ultras t'en aurais bouffé sur tf1 crois moi...

un mort ça reste un mort, mais il faudrait que les médias voient un peu plus dans les deux sens et pas qu'en interviewant des tonini...

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Prenons ainsi l'exemple d'un abonné dans le virage sud du Parc des Princes [NdA: Les virages sud et nord font actuellement l'objet d'un appel d'offres auprès des partenaires du Paris Saint-Germain pour acquérir un nouveau nom en lieu et place des anciennes appellations "Auteuil" et "Boulogne"]: pour un abonnement simple à l'année, il lui est demandé 1190. Pour seulement 59 de plus, il peut passer à l'abonnement "supporter" et recevoir, en plus de son abonnement, un maillot et une écharpe PSG; en ajoutant 40, il obtient un abonnement "ultra" qui lui offre en plus une casquette et un fanion PSG, un DVD pour apprendre les chants parisiens et un abonnement d'un an au magazine officiel du club et à la chaîne PSG TV. En clair, vous pouvez aujourd'hui devenir un vrai supporter pour moins de 1300!

Enorme!! :smoke::(

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"Oui, le public « normal » du Parc en a par-dessus la tête de ces exactions et de ces fureurs inconscientes. Il ne sest dailleurs pas gêné le week-end dernier pour le faire savoir, sifflant copieusement les initiatives prises côté « Boulogne » comme côté « Auteuil ». De là à dire que ce PSG-Metz de samedi dernier fera date dans la vie du club parisien comme dans le combat contre la violence dans les stades, il ny a quun pas. Nous osons le franchir."

Oui, mais suis pas sur qu'ils comprennent que le publis "normal" soit le plus fidèle et soit celui qui se déplace.

Ils oublient qu'on est pas en Angleterre, et que dès que les résultats d'un club commencent à plus être rendez vous, ceux qui restent au stade sont pas toujours ce public "normal" qui aura tendance à systématiquement siffler les joueurs comme tout bon public Français qui se respecte. (Cf équiipe de France actuellement)

Les Français n'ont définitivement pas la fibre, ou la culture foot des Anglais.

A terme, cette politique risque d'ammener à des stades vides ou pire des stades remplis de siffleurs. Tant pis pour les clubs qui auront pactiser avec le diable. Mais pourront ils faire marche arrière ?

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En dehors de Lens, Marseille et Saint-Etienne, aucune tribune française ne rivalise en nombre, en ferveur en attachement au club avec les « fans » britanniques, les « aficionados » espagnols ou les tifosi turinois.

Heu c'est une faute de frappe ou c'est moi qui est mal compris...

Non parce que je ne pense pas qu'il y est tant de tifosi que ça à Turin... :ninja:

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J'avais envisagé cette réponse... :ninja:

Mais comme la presse écrit souvent des conneries, j'étais pesuadué qu'il faisait référence à la Juve (peut être à tort)...

Si il avait parlé des tifosi napolitins, j'aurais rien dis... :ninja:

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je voulais dire, je n'ai pas suivi l'après grenoble-sainté, dans le sens, je n'ai pas suivi si ils ont chopé le tireur, ce qu'il est arrivé au supp :confus:

Mais c'est vrai qu'ils ont parlé d'après match, moi aussi il me semble que c'était avant le match !!!

Et il me semble avoir entendu sur Europe 1 que l'état du supporter était stationnaire pour ne pas dire rassurant !!! Ca me surprend vraiment de voir qu'il est décédé surtout que ca a pas eu beaucoup d'échos je trouve si c'est vrai !!!

Voici l'edito de l'equipe d'hier !

J'ai bien aimé le "papier" des cahiers du foot !!!

http://www.cahiersdufootball.com/article.php?id=1706&t=32

<{POST_SNAPBACK}>

Non, non le supporter s'en est sortie aprés quelques jours de coma. Croyez moi ce n'est que la vérité, mais certains groupes devraient changer de mentatilé.

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oui c vrai laissons nous fouttre sur la gueule sans rien dire, arrêtons de vivre pour notre club et notre ville, asseyons nous, regardons un match, et ralons contre cette brêle qui sait pas coatcher, jouons à refaire l'équipe, le match et le monde... c bien plus intéressant!!

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