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Jean-Luc Sassus


Guest Patcoco

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Article Football365. :)

Football365 prend des nouvelles chaque mardi d'un ancien joueur de L1 retiré des terrains ou parti tenter sa chance à l'étranger. Invité du « Que deviens-tu » cette semaine : Jean-Luc Sassus, devenu agent de joueurs.

Jean-Luc Sassus, que faites-vous actuellement ?

Je suis agent de joueurs depuis quelques années. Ça se passe bien. C'est un métier intéressant. Il y a beaucoup de « margoulins », des gens qui font ça par intérêt et par ruse, mais ça peut aussi être un beau métier. On s'occupe de jeunes qu'on encourage, qu'on aide et qu'on entoure. De plus en plus, je m'occupe des jeunes parce qu'en tant qu'ancien joueur, je connais la psychologie.

Est-ce une reconversion à laquelle vous pensiez lorsque vous étiez joueur ?

Non parce que j'avais un diplôme d'ingénieur. Mais quand j'ai arrêté à 35 ans, je n'ai pas eu la force de repartir à zéro.

Comment vous êtes-vous retrouvé agent ?

J'avais commencé à entraîner en Division d'Honneur dans la région toulousaine. Ça peut surprendre mais je ne voulais pas entraîner en CFA pour faire des voyages de 1 500 kilomètres tous les quinze jours. J'ai entraîné pendant deux ans. Ensuite, j'ai coupé pendant une saison. Je suis allé à Toulouse parce que j'étais proche de Mombaerts. Et en 2001, ça s'est écroulé et ils sont descendus. En septembre, il y avait les examens d'agent et je suis passé là-dedans. Ce sont les circonstances qui ont voulu ça.

Est-ce un métier qui vous plait ?

Ce n'est pas mal parce que ça permet d'avoir du temps pour la famille. J'ai deux grands enfants d'un premier mariage et j'ai un petit dernier qui a seize mois. Je suis resté proche d'anciens joueurs que j'appréciais. Il y a aussi des jeunes joueurs qui sont supers. Je reste toujours dans le milieu du football tout en n'y étant pas.

De quels joueurs vous occupez-vous ?

Je m'occupe beaucoup des jeunes mais aussi de joueurs comme Paulo Cesar. Je l'ai fait à venir de Paris à Toulouse. Je me suis aussi occupé de Kluivert. C'est un monsieur, un autre niveau. Mais les jeunes joueurs, c'est ce qu'il y a de plus gratifiant. Ça permet aussi à l'agent d'aller le plus haut. C'est ce qui me passionne. J'avais un agent qui s'appelait Rocheteau, un mec bien qui m'a apporté plein de choses. C'est un plus d'avoir un agent qui a joué au football.

« J'ai vendu des parfums au PSG, à Bordeaux et Saint-Etienne »

Vous aviez besoin de souffler un peu après votre carrière

Je suis parti, j'ai voyagé, j'ai joué au golf, j'ai profité des mes enfants, de mes amis, de ma famille que je n'avais pas vu pendant dix ans. Je ne me voyais pas repartir dans une entreprise à 35 ans.

Vous êtes l'un des rares footballeurs à avoir suivi des études durant votre carrière

J'avais fait les classes prépa et une école d'ingénieur-chimiste. C'était une passion, j'aimais les études. C'était l'assurance d'avoir une vie réussie. J'aimais faire des maths de haut niveau et de la physique. Ça me plaisait. J'avais des bons potes. Je voulais avoir mon diplôme pour être à l'abri au cas où ma carrière aurait tourné court. Ça a failli être le cas parce qu'en 1989, j'ai eu une infection osseuse. Finalement, je suis reparti pour huit ans. C'était presque inespéré. Et j'ai réussi ma carrière.

N'avez-vous pas eu l'idée de monter une entreprise et de mettre vos études à profit ?

J'ai vendu des parfums à un moment donné au PSG, à Saint-Etienne, à Bordeaux Je vais peut-être encore en vendre parce que j'ai du stock. C'est bien de faire autre chose. Maintenant, je veux me concentrer sur l'entourage des jeunes footballeurs et leur donner des conseils. Quand on est jeune, on manque de confiance. Il y a des pressions, il ne faut pas être blessé. C'est bien de pouvoir apporter quelque chose.

Vous souvenez-vous de ce passage entre les études et le monde pro ?

J'avais une année de thèse dans la recherche contre le cancer à Toulouse. Quand je suis parti à Cannes, je me suis retrouvé footballeur à 100% et ça n'a pas été évident. On a vécu de belles aventures. On est monté en Première Division en 1987 : je n'ai pas trop eu le temps de m'ennuyer et de me poser des questions. Le football s'est bien passé pour moi. Je n'ai rien fait de mes études mais j'ai quand même un bagage. J'ai bien fini ma carrière. Je me suis fait des amis qui sont aujourd'hui entraîneurs ou directeurs sportifs : Dréossi, Eric Roy, Antoine Kombouaré, Ricardo On a des souvenirs extraordinaires. Ce sont les plus beaux moments de notre vie professionnelle. On avait 25-30 ans.

« On m'a pris pour un intello »

Quel meilleur souvenir conservez-vous de votre carrière ?

Le plus beau souvenir, ça a été Cannes. C'est là que je suis devenu un bon joueur de Ligue 1 et que je me suis imposé. Il y avait tout autour. J'avais 25 ans, il y avait le soleil, la mer et il y avait les résultats puisqu'on a été européen. Sur le plan purement sportif, c'est le PSG. On a été champion de France, on a joué des demi-finales de Coupe d'Europe. C'était grandiose. Avec Lyon, on était pas mal aussi parce qu'on avait été vice-champion de France et on avait battu la Lazio Rome. C'était le début de Lyon. Mais à Paris, il y avait de bons mecs. A ce niveau, ça a été extraordinaire.

Conservez-vous en mémoire un passage plus mitigé ?

Dans le football, j'ai eu 95% de contacts fabuleux et 5% de contacts douloureux et injustes. C'est pour ça qu'aujourd'hui, je choisis les gens que j'aime. Le fait d'avoir fait des études a eu un petit côté péjoratif. Angel Marcos (ndlr : ancien entraîneur de Nantes notamment) me disait que certains me prenaient pour un intello. Les gens qui me connaissent ne me prennent pas pour un intellectuel. Je suis quelqu'un qui déconne, je suis un bringueur, un mec qui rigole. Je suis juste un bon élève en maths. Mais il y a des gens qui ne supportaient pas ça.

Que conservez-vous de votre passage en équipe de France ?

Il y avait eu un petit accrochage avec Basile Boli (ndlr : le défenseur marseillais avait accusé le défenseur parisien d'avoir dit à Laurent Fournier, son coéquipier en club à l'époque, que les Marseillais ne jouaient qu'entre eux)

C'est rien ça. Basile, je le connais, on se fait la bise ! J'ai un très bon souvenir de l'équipe de France. J'ai été retenu cinq fois, j'ai disputé deux matchs dont un contre un club qui ne comptait pas. Après, je me suis blessé. Je devais jouer un deuxième match contre la Finlande. A l'époque, il y avait une animosité entre Marseille et Paris. Basile, je le vois aujourd'hui. Je vais aux tournois qu'il organise sur la plage. Ce sont des petits détails de rien du tout. Sur un terrain, on est un peu énervé et des fois on se gueule dessus. Mais ce n'est pas méchant.

La fiche de Jean-Luc Sassus

Né le 4 octobre 1962

1979-1986 : Toulouse

1986-1992 : Cannes

1992-1994 : PSG

1994-jan 1997 : Lyon

jan 1997-1997 : Saint Etienne

Palmarès

1993 : Coupe de France

1994 : Champion de France

1 sélection en équipe de France

http://www.football365.fr/quedevienstu/article_485913_que-deviens-tu-jean-luc-sassus-Je-suis-agent-.shtml

Je ne savais pas qu'il vendait des parfums. :grin:

Edited by Patcoco
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