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Gollum

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  1. Je ne pense pas. Mais les Rochelais m'ont impressionné, hier. Ils ont une rush défense en tenaille qui est absolument terrible, même si le Stade a d'autres franchisseurs que Toulon et une autre vitesse dans les transmissions. Sur les ballons hauts, on va également souffrir. Avec Kinghorn ça devrait aller mais Kerr-Barlow et Hastoy vont arroser copieusement notre fond de terrain car c'est la seule vraie faiblesse qu'a jusqu'ici montrée le Stade.
  2. Le résultat ne surprendra personne mais je ne voyais pas les Toulonnais se faire éteindre à ce point... La Rochelle arrive au top pile au bon moment. Pour le Stade, c'est le pire adversaire imaginable. Mais un grand match en perspective !!
  3. C'est vrai qu'il se passe des trucs hallucinants, en ce moment. L'explosion des droits TV à la moindre apparition d'Éric Ciotti, ça devrait inspirer la LFP .
  4. En fait, je ne suis pas sûr que la dignité soit compatible avec la politique. Du moins en temps normal.
  5. Je serais un peu moins catégorique, voire fleuri . Faure m'apparaît certes correspondre à ça : mais c'est un chef de parti et la fonction créant l'organe, quand tu diriges une organisation, le temporel l'emporte sur le spirituel. C'est aussi le cas de Ciotti même si pour celui-ci, à titre perso, s'allier au RN ne pose pas de souci idéologique fondamental. Disons que ce qui m'étonne dans l'un et l'autre cas, c'est d'aller claironner dans les médias qu'on fait l'alliance à gauche ou à droite pour... sauver des sièges (on n'essaie même plus de le dissimuler), comme si tous les électeurs PS ou LR étaient des encartés de la première heure prêts à valider cette noble cause... Glucksmann me semble moins disposé à vendre son âme pour des strapontins. On verra ce qu'il en sera mais je le sens contrarié et potentiellement contrariant. Manifestement, le cadavre de LR est encore charnu. Et les vautours, affamés .
  6. C'est colossal, quand même. Les deux ex "partis de gouvernement" qui ouvrent grand les fesses aux extrêmes jadis méprisés, parce que c'est le prix à payer pour... sauver leur siège (donc leur cul), et ce de la plus explicite des manières, c'est au-delà du grandiose. Et évidemment, ça ouvre la porte à toutes sortes de dissidences qui iront trouver refuge un peu partout (y compris dans ce qui restera des deux ex partis de gouvernement). Le macronisme, en fait, c'est la politique de la terre brûlée.
  7. L'interprétation "calcul" sous-tendant la dissolution d'Emmanuel 1er le Mégalo prend quelque crédit avec ce jeu de grandes manoeuvres d'appareil auquel on se livre à gauche comme à droite. Le spectacle donné ne va pas améliorer le crédit de la politique dans le regard des électeurs. Glucksmann va-t-il accepter d'être privé de sa victoire électorale ? Tolèrera-t-il que le PS redevienne l'officine de LFI et de sa toute récente réputation d'antisémitisme ? Le Front Populaire semble plutôt bien joué en perspective du premier tour. Mais quand il s'agira de voter pour le second, je connais quelques électeurs glucksmaniens qui s'abstiendront. À droite, c'est pas beaucoup mieux. Quand la gauche affiche son accord électoral (de manière centralisée), le RN s'en abstient mais travaille de manière plus discrète (donc locale) à faire pareil, obligeant Marion à s'humilier en public et définitivement rompre avec Zemmour, en voie de philippotisation avancée (y'a vraiment une résurgence des relations suzerain-vassal dans ces tractations politiques. Le scrutin majoritaire, c'est de la politique au sens médiéval du terme ). Il est donc évident que les voix Reconquête ne se reporteront pas intégralement (peut-être même pas significativement) sur le RN. Et du coup, la Macronie ne peut qu'en bénéficier. Dans quelles proportions ? That is the question. Reste LR, qui va se balkaniser définitivement à moins de continuer le processus de dislocation voulant que les nationalistes aillent au RN et les sociaux-démocrates chez Macron, à l'image de ce qui se passe au PS (ce que Glucksmann avait précisément réussi à retarder). J'ai jamais vu un bordel pareil, en tout cas...
  8. Bah, on perd déjà environ 0,5 points de croissance annuelle par décennie en moyenne (même si Macron a un peu relevé le niveau, soyons justes) alors que la population continue d'augmenter. Il est vrai que sans immigration, on peut assez rapidement atteindre 0 voire entrer en territoire négatif. Mais impossible n'est pas français et en armant les résidents d'EHPAD de pelles et de pioches, on doit pouvoir relancer la machine. Sera-ce compatible avec le zéro artificialisation nette, rien n'est moins sûr mais il ne faut pas désespérer .
  9. D'ailleurs, sous la Terreur, le problème, c'était les émigrés. Ce pays n'est jamais content .
  10. Mitterrand et Chirac ont en effet été réélus, 1988 et 2002 : mais dans les deux cas, contre leur premier ministre sortant, c'est-à-dire au terme d'une "cohabitation". C'est pourquoi je parlais de "seule vraie réélection depuis De Gaulle" dans mon post, sans effectivement m'étendre sur ce que ça signifiait. Macron est bien le premier président, depuis De Gaulle, à être réélu sans cohabitation, c'est-à-dire au terme d'un quinquennat où il a détenu tous les leviers du pouvoir. C'est pourquoi, en dehors de l'aspect psy que je privilégie, il peut y avoir chez lui un calcul historique. Il y a eu trois premiers ministres de cohabitation (Chirac 1986, Balladur 1993, Jospin 1997). Chaque fois, le premier ministre sortant s'est présenté contre le président sortant (1988 et 2002) ou contre Chirac, leader historique de la droite en 1995. Trois fois sur trois, ce premier ministre sortant a été battu, dont deux fois sans passer le premier tour. Ça te pose un contexte politique (et rappelle combien les Français sont en phase avec leurs dirigeants, depuis une trentaine d'années... ). Donc, ça n'aura échappé à personne et surtout pas au RN, si Bardella est premier ministre dans un mois et le reste jusqu'en 2027 - et que Macron cohabite avec lui, ce à quoi il ne semble guère disposé - il devra attendre une bonne quinzaine d'années au mieux avant de s'espérer un destin présidentiel (il est jeune, ça tombe bien). Car l'exercice du pouvoir le laminera. Ce qui, très paradoxalement, pourrait avantager Marine .
  11. Ce serait injuste car dans ce second cas que tu évoques, il aura juste réhabilité le septennat. Un puriste, en somme . Blague à part, nul ne peut effectivement savoir. Le RN bénéficiera d'un effet de souffle qui le mettra haut en pourcentage. Mais Macron compte sur un "sursaut républicain" et... le scrutin majoritaire. C'est possible. C'est pourquoi je dis ailleurs qu'il "prend le risque" d'une crise de régime. Mais celle-ci n'est pas encore là.
  12. J'ai tendance à inverser ton postulat : la polarisation de la vie politique peut être amortie par une majorité parlementaire... qui ne peut elle-même exister que si la vie politique n'est pas polarisée . Je vais le dire comme ça : Macron est un président de la Vème République qui évolue dans le contexte institutionnel de la IVème République, à savoir une vie politique balkanisée, peuplée de partis très idéologisés réfractaires à toute coalition et donc, toute logique de gouvernement, dont chacun monnaye très cher sa rente électorale. Il n'y a pas de majorité pensable dans un tel contexte. La Vème a d'abord fonctionné sur le charisme de De Gaulle. Puis, elle a fonctionné 40 ans à la faveur d'une bipolarisation de la vie politique entre PS et LR (eux-mêmes coalitions de partis ou courants OK pour s'asseoir sur leurs divergences pourvu qu'il y ait les strapontins au bout). Durant tout ce temps, les partis hors système sont restés marginaux, en dépit de la montée en puissance palpable - mais toujours très contenue- du FN. Cet équilibre a explosé en 2017 et 2022. Le président élu doit donc s'en accommoder, soit en inaugurant les chrysanthèmes (comme les présidents de la IVème), soit en gouvernant effectivement par décret (comme le lui permet la Vème). La crise de régime viendra, elle est inévitable mais prendre le risque de la provoquer à quelques semaines d'un événement mondial majeur, j'insiste, c'est démentiel. Et ça peut effectivement stupéfier nos voisins, même si nombre de ceux-ci ont entériné que nous étions un pays "spécial" (je me rappelle avoir assisté à une réunion d'investisseurs anglo-saxons qualifiant ostensiblement les Français de "fous" - c'était sous Macron 1, ça peut donc se comprendre - sans que cela les dissuade d'investir. Peut-être parce que tout le monde est fou, en ce moment...).
  13. Tiens, je suis moins d'accord que sur le TFC . La vie politique "bloquée et polarisée" est structurelle. C'est une constante française (notre pays est très idéologique) exacerbée par les dernières décennies. Et elle est plus la cause que la conséquence du macronisme. On peut notamment dire "Macron a vampirisé les deux ex partis de gouvernement (LR et PS, moins de 5% chacun à la dernière présidentielle, ce qui est proprement démentiel à l'échelle de l'Histoire)" mais on peut aussi constater que "Macron a ramassé les miettes de deux ex partis de gouvernement qui se sont auto-détruits". Or, il ne peut pas remplir ce vide sauf à péter bien plus haut que son cul, ce qu'il a tendance à faire. Il se croit créateur d'un monde dont il n'est finalement que l'héritier, et qui consacre l'inexorable délitement du pays (ce qui n'enlève rien à son génie politique car parvenir à être réélu, premier cas de "vraie" réélection depuis De Gaulle quand même, ça reste balèze). En somme, il peut s'amuser à dissoudre tous les mois, s'il veut : il n'aura plus la moindre majorité présidentielle parce que personne n'en veut plus. Il lui faut donc s'accommoder. Et c'est là que la "psychologie" - voire la psychiatrie car je parlais bien de ça - est absolument fondamentale, comme l'est celle de Poutine dans l'analyse du conflit russo-ukrainien (de manière générale, la France est un pays conçu pour les "chefs" ; la Vème République est une monarchie déguisée et les "caprices" du Prince y jouent donc un rôle politique essentiel). Or, ce qui motive sa décision d'hier ne procède pas du constat rationnel qu'on peut tous faire ici - celui d'une impasse politique généralisée - mais bien d'un mélange de vexation et de calcul. Réélu, Macron a donné l'impression de penser que la France l'aimait. Les législatives ont immédiatement montré ce qu'il en était. S'il a découvert hier qu'il allait prendre une branlée, alors que les sondages avaient donné (comdab) les résultats, il est prématurément sénile et j'exclus cette hypothèse. Pour moi, il assume donc le risque d'une crise de régime par pur nombrilisme. On peut d'ailleurs trouver que ça comporte un certain panache car il ne se contente manifestement pas d'être président (ce qui est assez baroque dans notre monde politique) : il se pense mieux que ça. Et c'est pourquoi je pense qu'il est en plein délire mégalo et que ça explique tout de la décision d'hier.
  14. Oui, entre autres. J'ai l'impression qu'il se vit tel un Lider Maximo du multilatéralisme, une sorte de phare politique des idéologies onusienne/européiste. Il incarne un peu "l'extrême centre" de Bayrou. Le centre, normalement, c'est rond, mou et ça n'intéresse personne (toute ressemblance avec le prédécesseur de Macron ne serait que pure coïncidence ). Mais Macron parvient à en faire un objet de fanatisme politique (en suivant les débats, hier, j'ai d'ailleurs été marqué par la véhémence de certains de ses soutiens). Ça correspond peut-être à une forme de génie. Mais plus sûrement de démence (genre mégalo-narcissique). Parce que dissoudre l'Assemblée, changer de gouvernement et pourquoi pas, démissionner - je n'exclus plus rien (en fait, je fais avec Macron comme avec Poutine : je me dis qu'ils sont capables de tout) - juste avant les JO, vitrine que guettent avec avidité tout un tas de tarés pour faire péter Paris, ça peut donner l'impression de faire passer sa petite personne avant le sens de l'État mais bon, sans doute suis-je mauvaise langue .
  15. Pas de GP pour moi - je binais mon jardin, on a les loisirs qu'on peut - mais "bordel" est plutôt bien nommé. Plutôt rock n' roll cette élection. Trois petites remarques la concernant : - Y'a plusieurs manières de décompter les blocs mais si je compte bien, les "pro système", appelons-les ainsi (LR, PS, Macron), font 35%. Je suis pas sûr que ce soit inférieur aux élections nationales précédentes. Mais c'est minoritaire et dans le sens de l'Histoire. Par ailleurs, il sera intéressant de suivre ce que ce nouveau parlement européen "droitier" fera de la politique européenne (même si tout le monde s'en fout ). - Je doute fort d'une reconstitution de la NUPES. C'est compliqué, pour la gauche, de taire ses divergences idéologiques même si ça arrive. Notamment, je ne vois pas le PS "glucksmanien" s'allier avec LFI, qui a quand même réussi le tour de force (sidérant pour quelqu'un de ma génération) de piquer l'estampille "antisémite" au FN (quoi qu'on en pense sur le fond). Glucksmann père était, avec BHL et quelques autres, un philosophe "droit-de-l'hommiste" des années 1970-1980, aussi opposé au nationalisme qu'au gauchisme et je ne vois pas le fiston trahir un héritage paternel dont il semble imprégné. Mais bon, on a déjà vu les idées s'effacer devant les opportunités électorales . - Mitterrand communiquait ponctuellement sur ses bilans de santé. Je serais favorable à ce que Macron fasse un check-up psychiatrique tous les 6 mois. Il n'existe évidemment pas de "président normal" mais lui, quand même, me semble intéressant sur le plan clinique.
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